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Sabrina Viguier est satisfaite du parcours des Bleues en Coupe du Monde - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 23 juin 2019

Ce dimanche, les choses sérieuses commencent pour les joueuses de l'Equipe de France de football. Elles affrontent, à 21h, le Brésil, en 8e de finale. Retour sur leurs débuts, sur ce match, avec Sabrina Viguier, ancienne internationale française.

Sabrina Viguier, née à Rodez, a joué à Laissac puis à Lioujas chez les jeunes. Puis elle a rejoint le TFC, ou elle a passé 7 saisons. Avant ensuite de partir pour Montpellier, 4 saisons. L’Aveyronnaise a ensuite passé 4 saisons à l’Olympique Lyonnais. Des clubs ou elle a évolué en D1. Elle a choisi ensuite d’aller jouer quelques mois en Suède, à Göteborg, avant de signer à Saint Etienne jusqu’en 2016. Elle retrouvera la Suède à nouveau, cette fois-ci, avec le club de Limhamn-Bunkeflo. Elle mettra un terme à sa carrière début 2017. Actuelle coach des Rafettes, elle a été sélectionnée 93 fois en Equipe de France, et a participé à deux Coupes d’Europe (2001/2005) et à une Coupe du Monde (2003). Interview…

Comment jugez-vous la phase de poule de l’Equipe de France ?

Je suis satisfaite même si elles ont été un peu critiquées. L’essentiel, c’est qu’elles ont remporté 3 victoires sur les 3 possibles. Peu d’équipe, sur les phases de poules, ont fait ça. C’est une bonne chose. Il y a encore des choses à améliorer, mais là, c’est une nouvelle compétition qui commence. Et je suis sur qu’elles vont répondre présentes.

Vous évoquez le début d’une nouvelle compétition. On le vit véritablement comme ça quand on joue une telle compétition ?

Une fois le soulagement passé de s’être qualifié, ça devient une autre compétition. Chaque match, pour les équipes, devient important. Il n’y a plus que le vainqueur qui poursuit l’aventure. Il faut être plus fort mentalement, ne pas faire de calcul. Il faut qu’à la fin, ça soit favorable, point barre…

Ce soir, en 8e de finale, les Bleues vont affronter le Brésil. Que pensez-vous de leur adversaire ?

Je l’ai vu jouer lors de cette compétition. C’est une équipe costaud, même si elles ont fini 3e de leur groupe. Elles avaient un groupe compliqué. Elles ont de belles capacités offensives, avec des joueuses qui sont très bonnes individuellement. Elles arrivent à bien combiner. Après, elles sont moins organisées défensivement. Mais ça reste une bonne équipe internationale. Il faudra être costaud et concentré.

Lors de ce mondial, une règle a été un peu modifié. La gardienne doit avoir au moins un pied sur la ligne lors d’un penalty. Règle qui a vu les arbitres faire retirer plusieurs penaltys, notamment pour la France contre le Nigéria. Et certains se sont émus de cette modification. Qu’en pensez-vous ?

C’est le règlement. Il y aura toujours des gens pour et des gens contre. C’est vrai que ça va limiter les possibilités des gardiennes. Après, quand la VAR a été mise en place, ça a été bien pour certaines choses, moins bien pour d’autres… Il faut désormais faire avec. Ça a été positif pour les françaises, mais il ne faut pas s’arrêter là-dessus. Il y avait penalty, et il était à retirer, point.

Depuis le début de la compétition, le public répond présent lors des matchs des Bleues, mais également dans l’ensemble des stades. Un engouement populaire qui vous étonne ?

Je ne suis pas trop étonnée. Il y a eu une bonne communication autour de l’événement, et notamment dans les villes hôtes. En 2015, quand la Coupe du Monde a eu lieu au Canada, c’était vraiment un évènement international.  On était soutenu par tous les habitants de chaque équipe. Il y a une vraie ferveur autour du foot, c’est populaire. Quand on voit le nombre d’Américains et de Néerlandais présents en France pour soutenir leurs équipes, c’est chouette. C’est fort et c’est super pour l’équipe de France, qui joue à domicile.



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