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La zone de baignade de la Gravière à Saint-Affrique. - ©Le Progrès

Par Aurélien Gares
Le 19 juin 2019

En Aveyron, on dénombre 51 zones de baignade en eau douce (déclarées). Elles font l’objet d’un contrôle strict mené par l’Agence régionale de santé. Dans la région, l’Aveyron est le quatrième département qui compte le plus de sites de baignade.

Pour préserver la santé des baigneurs, l’Agence régionale de santé procède à de nombreux contrôles sur les différentes zones de baignades. Si la majorité des sites (51 dans le département) sont d’une excellente qualité, deux sont classés comme « insuffisants ». Un se trouve à Millau et l’autre à Saint-Affrique. Mais la baignade sur ces deux zones n’est pas remise en question. Explications.

Des analyses bactériologiques

Chaque année, Aveyron labo, mandaté par l’Agence régionale de santé, procède à des prélèvements sur chaque site de baignade. Cela commence en avant-saison et se poursuit en juillet et en août au rythme de deux fois par mois pour chaque zone (soit 258 prélèvements sur l’ensemble du département). Période estivale où de nombreuses personnes se mettent à l’eau.

Une fois prélevé, les échantillons font l’objet d’analyses bactériologiques. Puis, au regard des résultats connus dans un délai de 48 heures, des mesures sont prises et les résultats sont communiqués au gestionnaire du site mais aussi visible sur chaque point de baignade. Quatre classes de qualité existent : insuffisante, suffisante, bonne et excellente.

La qualité de l'eau s'améliore

Et donc, en Aveyron, deux zones sont classées « insuffisantes ». La Maladrerie à Millau et la Gravière à Saint-Affrique. Les deux sites ont connu, en 2017, des non-conformités. Pour 2018, les résultats sont positifs mais le mauvais classement de ces dernières années n’a pas permis de les requalifier. Il faut au moins seize prélèvements pour classer une baignade, soit quatre ans (quatre prélèvements par an).

Concernant la Gravière, en 2018, tous les résultats ont été conformes. Ce site, qui avait connu plusieurs fermetures par le passé, a vu la qualité de son eau s’améliorer notamment depuis que le village de Vailhauzy, en amont, a été assaini avant la saison 2018.

Pour Millau, le maintien de La Maladrerie comme zone de baignade est à l’étude pour l’année 2019. La réflexion se pose depuis qu’un nouveau site a vu le jour à proximité, Le Gour de Bade.

Pour ce qui est de l’ensemble des autres cours d’eau en Aveyron, ils sont tous de « bonne » qualité et pour la majorité « excellente ». Cette année, deux nouveaux sites ont fait leur apparition. Le premier à Livinhac-le-Haut et le second à Belcastel.

Comment améliorer la qualité de l’eau ?

Les différentes bactéries qui se trouvent dans l’eau peuvent provoquer des risques infectieux, des gastros, des irritations à la gorge, aux oreilles, de la fatigue ou des maladies de la peau. Elles peuvent provenir de cyanobactéries (micro-algues d’eau douce) mais aussi de problèmes d’assainissement ou de pratiques agricoles.

À Aguessac et Saint-Rome-de-Tarn par exemple, divers travaux d’assainissement sur les hameaux en amont du point de baignade pour Aguessac et au centre-bourg pour Saint-Rome-de-Tarn ont permis d’améliorer la qualité des points de baignade. Et de les classer comme zones « bonnes » en 2018.



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