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Lilian Bathelot en tournage lors de la réalisation de la fresque collaborative street'art entre l'artiste Al et les élèves du lycée de la Découverte. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 14 juin 2019

L'écrivain-réalisateur Lilian Bathelot, dont le fil rouge de son œuvre est une peinture sociale qui fait la part belle aux lumières de l'humanité dans toute sa diversité, se mobilise pour rendre compte d'une transformation majeure qui est en train de s'opérer sur le Bassin. En toute simplicité. Avec honnêteté.

Lilian Bathelot est un écrivain et réalisateur français né à Aubin. Il est auteur de romans noirs, de romans pour la jeunesse, de romans de science-fiction, ainsi que de nouvelles. Il écrit aussi pour le théâtre. Il développe parallèlement une activité de réalisateur de films et anime des ateliers de pratique artistique.

Il est tour à tour saltimbanque et cracheur de feu, professeur de philosophie et conseil en communication, les contre-pieds de son parcours – qui est aussi passé par l’usine et le bâtiment – débouchent en 1998 sur l’écriture d'un premier roman qui paraît aux éditions Climats, « Avec les loups ».

Après plusieurs autres romans (parus aux éditions Albin Michel et Métailié notamment) et un détour par la dramatique radiophonique (Radio France) et le théâtre, « C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du Blanc », son dixième titre, paru en 2006 aux éditions du Navire en Pleine Ville, est largement salué par la critique. En 2018, il signe « Simple mortelle », un nouveau roman noir engagé, porté par une écriture lumineuse et des personnages d’une puissante humanité.

La diversité de son œuvre déroute, car il change de genre presque à chaque nouvelle production littéraire, comme pour découvrir sans cesse de nouveaux territoires.

Le fil rouge de son œuvre est une peinture sociale qui fait la part belle aux lumières de l'humanité de personnages choisis parmi les gens simples, par opposition aux ombres de la civilisation industrielle qui fait l'objet régulièrement d'une critique acerbe.

Mur-Murs [& beau ramdam], un documentaire en devenir

Au cours de la première semaine du festival de street'art « Mur Murs » à Decazeville, vous avez sans doute entre-aperçu Lilian Bathelot et son équipe de tournage, dans les rues, sur les places et les zones d'activités de Decazeville.

Lilian Bathelot ©ADN12Lilian Bathelot ©ADN12

Ils se sont mis à l'ouvrage en réalisant les premières séquences du documentaire « Mur Murs et Beau Ramdam » – titre actuel du documentaire, mais certainement provisoire – depuis février et ont poursuivi jusqu'à fin mai. D'autres sessions se dérouleront tout au long de l'année et le tournage se prolongera jusqu'au début de l'année prochaine.

Ce film documentaire, sans en révéler tout le contenu, devrait se décliner sous trois formats distincts : un film documentaire, une web série et un clip musical.

Il a pour intention d'aborder les mutations sociales, économiques et culturelles du Bassin, après l'effondrement de l'exploitation charbonnière et de l'industrie, ainsi que les perspectives d'avenir qui semblent se profiler en ce moment même sur ce bout de territoire de l'Aveyron.

 

Un avenir à réinventer par des actions de médiation de la création audiovisuelle

Un avenir à réinventer et ses déclinaisons en ligne sont portés par l’association Calibre 12 audiovisuel, initiée par Lilian Bathelot et Alain Solignac.

Alain Solignac est né à Decazeville et il y réside toujours. Lauréat 2018 du prix du « Pays Noir » (section audiovisuel), Alain Solignac est diplômé en prise de vue et réalisation vidéo. Depuis plus d’une trentaine d’années, il filme les événements majeurs et le quotidien de la vie économique, sociale et culturelle du Bassin de Decazeville.

Outre ses activités de réalisation, cette association propose des actions de médiation de la création audiovisuelle (rencontres, projections, atelier de pratique artistique, partage de savoir-faire) en direction de tous les publics (scolaire, périscolaire, associatif et publics empêchés).

Mur-Murs [& beau ramdam] sera l’occasion de lancer ces premières opérations de médiation culturelle avec le dispositif « Ces œuvres sont à nous ! » Il s'agit d'un dispositif qui propose une expérience croisée de découverte de la création audiovisuelle, partagée par différents publics qui ne se rencontrent que très rarement.

L'intérêt d'un tel dispositif est de valoriser auprès des différents publics l’événement du festival de street'art qui va métamorphoser l’aspect de la ville de Decazeville, promouvoir la création audiovisuelle par sa pratique concrète, avec l’aide de professionnels, permettre à chacun de s’initier à la réalisation d’un film et à la pratique filmique et enfin favoriser le lien social par la rencontre de publics souvent éloignés les uns des autres.

Un appel à la mémoire

À l'occasion de ce film documentaire, l'équipe de Calibre 12, l'agence de création et de médiation audiovisuelles qui porte le projet, est à la recherche de films amateurs, tournés avec les moyens de l'époque. Qu'il s'agisse de 8 mm, super 8 mm, 9 mm ou 16 mm… Des images de fêtes, sur l'industrie, les houillères, le commerce, les mouvements sociaux, des scènes de vie, sur les places et dans les rues, dans l'espace public, les stades, lors des concerts. Le tout jusqu'aux années 80. Ces extraits seraient utilisés dans un bref historique de la ville au début du film.

Contacts : Lilian Bathelot 06 75 63 71 95, Alain Solignac 06 40 21 14 12. Email : calibre12audiovisuel@free.fr 

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