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En Aveyron, syndicats et enseignants ont déjà mené plusieurs actions. Ici, devant le lycée Monteils fin janvier. - Archives ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 13 juin 2019

Onze syndicats, trois mouvements et des associations disciplinaires appellent les enseignants des collèges et des lycées à la grève ce lundi 17 juin, premier jour du baccalauréat. Un appel qui vient s’opposer à la réforme du bac et à la loi pour une école de la confiance portées par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. En Aveyron, un rassemblement est prévu, à 8 h, devant la préfecture.

Dans un communiqué, le Snes12 appelle les enseignants des collèges et lycées aveyronnais à la grève lundi 17 juin, premier jour du baccalauréat 2019 : «  Le ministre (Jean-Michel Blanquer) porte seul la responsabilité de la défiance inédite qui a conduit à un appel à la grève qui aurait du alerter compte-tenu de son caractère exceptionnel », peut-on y lire. Onze syndicats (Snes-Fsu, Snuep-Fsu, Snetap-Fsu, Cgt, Cgt agricole, Sud Education, Sud Territoires, Snalc, Sundep, Cgc) et trois mouvements (Stylos rouges, CNT, Chaîne des bahuts), sont à l’origine de cet appel.

Les syndicats, entre autres, dénoncent la réaction du ministre de l’Éducation : « Il répète en boucle que l’organisation des épreuves se passera bien, que le mécontentement vis-à-vis de ses réformes ne touche que quelques individus, isolés dans le million de personnels de l’Éducation nationale. »

Les examens ne devraient pas être perturbés

Du côté du Snes 12, on regrette « qu’il y ait besoin d’appel de ce type. Et il est grave que le ministre n’ait pas entendu une profession qui majoritairement a exprimé son refus de sa politique et de ses réformes, depuis plus d’un an. »

En Aveyron, les syndicats et une partie des enseignants se rassembleront dès 8 h, heure symbolique du début du baccalauréat, devant la préfecture à Rodez. Toutefois, aucun blocage n’est à prévoir. Pour Sylvain Lagarde, co-secrétaire de la Snes-FSU, « ce n’est pas l’idée de venir perturber les élèves qui ont étudié toute l’année ».

Mais les déclarations du ministre de l’Éducation lui font dire que « s’il indique que tout se déroulera normalement, c’est qu’il sait que ce ne sera pas le cas. Il est possible que la journée se passe bien car les professeurs grévistes seront remplacés par du personnel administratif ou des surveillants. Nous, nous prenons nos responsabilités d’enseignants en colère. S’il y a des gros soucis lundi, ce sera de la responsabilité du ministre. » L'interrogation réside donc sur le nombre suffisant de surveillants durant la première épreuve, à savoir celle de philosophie.

Revalorisation des rémunérations, retrait des réformes...

En outre, les syndicats demandent « une revalorisation des rémunérations, le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat, le retrait des projets de loi "école de la confiance" et "fonction publique", une baisse des effectifs, des moyens pour l'inclusion en collège et lycée et l'arrêt du management autoritaire renforcé par la possibilité accordée au chef d'établissement d'imposer deux hsa, de donner un avis préalable sur les mutations et les promotions, de mettre à pied un collègue trois jours sans traitement ».



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