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80 % des élèves millavois sont demi-pensionnaires. - ©DR

Par Aveyron Digital News
Le 09 juin 2019

Lors d’une conférence de presse jeudi dernier, le groupe des élus socialistes de l'opposition municipale avait accusé la municipalité de « mener une politique injuste concernant la restauration scolaire et de gagner de l’argent grâce aux prestations familiales ». La municipalité explique sa politique en la matière et les choix qui ont été faits.

Jeudi dernier, les élus socialistes de l’opposition municipale dénonçaient le mode de calcul du prix des repas des cantines scolaires entré en vigueur en 2016.

Selon eux, « ce système prive de nombreux Millavois de cantines, faute de moyens financiers suffisants des parents, et génère d’importants bénéfices pour la Ville, ce qui n’est pas son rôle ».

Une politique assumée

En effet, depuis la rentrée de septembre 2016, les revenus des prestations familiales perçus par les foyers sont intégrés au calcul, au même titre que ceux du travail. Ainsi, certaines familles ont vu le tarif des repas augmenter. La Municipalité explique ces choix :

Nous assumons totalement cette politique, c’est un parti-pris que nous trouvons juste : à revenu égal, tarif égal.

La ville précise que la grille tarifaire n’a pas évolué et que, « si le nombre d’élèves qui mangent à la cantine a baissé, c’est uniquement dû à la diminution du nombre d’inscrits dans les écoles. Sur les rentrées de 2016-2017 et 2018-2019, il y a une centaine d’écoliers en moins, mais la proportion des demi-pensionnaires n’a pas changé, elle est toujours de 80 % ».

Il n’est pas raisonnable d’affirmer que c’est à cause du mode de calcul que le nombre d’élèves dans les cantines a chuté. C’est une baisse naturelle des inscrits observée partout en France.

Des bénéfices logiques et justifiés

La Ville de Millau possède une cuisine centrale exceptionnelle, grâce à la qualité des produits cuisinés et à la motivation des équipes. Sa réputation lui vaut d’attirer de plus en plus d’écoles extérieures et de structures pour personnes âgées.

C’est ce qui explique, d'après la Municipalité, les revenus générés. Et elle affirme servir de plus en plus de repas.

Rien qu’en portage à domicile pour les personnes âgées ou handicapées, ce sont 1.000 repas qui sont servis toutes les semaines.

Les repas des écoles de la Cresse, de Saint-Beauzély et l'école des Cascades de Creissels, sont eux aussi assurés par la cuisine centrale.

Ce que nous souhaitons mettre en avant, c’est vraiment la qualité de la prestation en terme de restauration pour les enfants et les personnes âgées. Notre politique en la matière est totalement assumée, c’est un juste retour des choses.


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