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Tin Kojic, à droite, a croisé de nombreux sportifs et minés lors du championnat d'Europe à Pau. - DR

Par Aurélien Gares
Le 07 juin 2019

Tin Kojic, ostéopathe basé à Luc-la-Primaube, a pris part, la semaine dernière, aux championnats d’Europe de canoë-kayak à Pau pour soulager les sportifs bloqués par quelques gênes.

On attribue souvent le mérite aux sportifs de hauts niveaux pour leur performance, qui leur revient de fait. Mais une part, moindre, peut également revenir au staff médical qui assure, dans l’ombre, un suivi important. Parmi eux se trouve Tin Kojic, ostéopathe de Luc-la-Primaube, qui soulage les « petits bobos ». Dans son cabinet, c’est le calme en ce jeudi matin, les patients ne sont pas encore arrivés. Une affiche est accrochée au mur. Elle rappelle l’événement mondial de canoë-kayak auquel Tin Kojic a participé, l’an passé, avec l’équipe australienne des moins de 23 ans à Ivrea, en Italie. Des compétitions sportives auxquelles il commence à s’habituer car il n’en est pas à son coup d’essai : « Je commence à être dans le milieu », admet-il.

« C’est à chaque fois une expérience enrichissante »

Ce passionné de sport a pris part aux championnats d’Europe, à Pau, du 30 mai au 2 juin. Mandaté par l’organisation de l’événement, il a accompagné les différentes nations dont l’équipe de France. « C’est à chaque fois une expérience enrichissante », confie l’intéressé. Des compétitions qui lui permettent également de sortir de son quotidien et de voir autre chose. « C’est un gros boulot, avoue Tin Kojic. Ce sont forcément des patients exigeants et il faut être à la hauteur car derrière, ils doivent performer. En général, ils connaissent bien leur corps donc ça nous aide aussi. »

Chez les canoéistes et kayakistes « on travaille sensiblement sur le haut du corps. Ce sont souvent des douleurs, des blocages, des lombalgies à soigner et à débloquer.  Ce sont les zones mobilisées dues à leurs gestes sportifs. Donc on est un peu là pour régler la mécanique. »  

Tin Kojic, entouré d'une partie du staff médical.Tin Kojic, entouré d'une partie du staff médical.

Sur le championnat d’Europe, Tin Kojic était accompagné d’un autre collègue ostéopathe, de médecins mais surtout de kinésithérapeutes qui étaient présents pour favoriser la récupération. Un vrai travail d’équipe est mené pour que les sportifs, de toutes nationalités, soient dans de bonnes conditions physiques. « Les grandes nations ont au moins un kiné alors que les petites n’en ont pas tout le temps. Nous avons eu des slovènes, dont le champion d’Europe Benjamin Savšek, des suédois, des belges, des russes, des ukrainiens… » 

Susciter des vocations

Tin Kojic et son collègue étaient quelque peu les ambassadeurs de l’ostéopathie sur cet événement. « Elle n’est pas connue de tous, indique l’ostéopathe. Car ce n’est pas encore reconnu dans tous les pays. Nous expliquons donc aux sportifs ce que nous allons faire et ils sont souvent surpris par le côté immédiat. Même les kinés viennent regarder et se renseigner. Voire même se faire manipuler. On suscite, de manière indirecte, des vocations. » Tin Kojic a d’ailleurs croisé un médecin russe qu’il avait vu deux ans auparavant sur une compétition internationale et qui désormais se forme à l’ostéopathie, à Moscou, depuis que son pays a reconnu cette profession. Idem pour un kiné brésilien où elle s’exerce depuis peu. « C’est sympa d’échanger sur la profession et de la diffuser. »

Les JO, prochaine étape ?

Mais Tin Kojic retiendra surtout l’ambiance de cet événement : « Il y a eu pas loin de 20 000 spectateurs sur l’ensemble de la compétition. En plus, c’est un site joli et l’organisation est très bonne. Cela permet de joindre l’utile et l’agréable. Et avec le beau temps, il n’y avait que du positif. » Et d’ajouter : « Il y a toujours de belles rencontres. J’espère qu’il y en aura d’autres. »

Peut-être les JO au Japon ? « J’aimerais bien, mais c’est toujours compliqué d’avoir les places. On verra bien. Paris (2024), c’est plus facile d’accès. Mais c’est sûr que c’est le rêve de toute personne qui s’intéresse au sport. Si je suis sollicité, je ne dirai pas non. Y participer sous une forme ou une autre c’est quand même génial. On va allumer un cierge (rires). »



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