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Sabrina Viguier, coach des Rafettes, croit aux chances françaises pour la Coupe du Monde - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 07 juin 2019

Ce vendredi débute, en France, la Coupe du Monde de football féminine. Les bleues débutent la compétition, par un match contre la Corée du Sud. Sabrina Viguier, coach des féminines du Rodez Aveyron Football, a été internationale, et nous donne son sentiment, avant que ne débute cette Coupe du Monde.

Sabrina Viguier, née à Rodez, a joué à Laissac puis à Lioujas chez les jeunes. Puis elle a rejoint le TFC, ou elle a passé 7 saisons. Avant ensuite de partir pour Montpellier, 4 saisons. L’Aveyronnaise a ensuite passé 4 saisons à l’Olympique Lyonnais. Des clubs ou elle a évolué en D1. Elle a choisi ensuite d’aller jouer quelques mois en Suède, à Göteborg, avant de signer à Saint Etienne jusqu’en 2016. Elle retrouvera la Suède à nouveau, cette fois-ci, avec le club de Limhamn-Bunkeflo. Elle mettra un terme à sa carrière début 2017. Actuelle coach des Rafettes, elle a été sélectionnée 93 fois en Equipe de France, et a participé à deux Coupes d’Europe (2001/2005) et à une Coupe du Monde (2003). Interview…

Comment vit-on une sélection dans son équipe nationale ?

Déjà, quand c’est une sélection normale, il y a une grande fierté, c’est assez énorme. Alors, pour jouer une Coupe du Monde, chez soi, toutes les joueuses doivent être supers fières. Et auront surement à cœur de tout donner.

L’engouement pour le football féminin progresse depuis de nombreuses années. Là, la Coupe du Monde a lieu en France. Un tel événement peut être encore un boost supplémentaire ?

Oui, c’est indéniable. Si l’équipe de France a de bons résultats, fait un beau parcours, cela aidera encore à la progression du football féminin. Cela permettra un élan supplémentaire. Depuis plusieurs années, beaucoup de clubs professionnels s’investissent dans le foot féminin. Les licenciées ont triplé voir quadruplé en quelques années. On doit encore augmenter ça, et avec de l’engouement, on aura encore plus de moyens pour y arriver.

Le fait que la Coupe du Monde soit à domicile, pour vous, c’est un avantage ou un inconvénient ?

Cela ne peut pas être un inconvénient… Ce sera, j’en suis sur, un atout supplémentaire. Une aide, un booster. Jouer chez soi, ça n’a pas de prix. On le voit souvent, les équipes qui accueillent ces compétitions, sont forcément favorisées. Parce qu’elles sont poussées par le public. Ce n’est que du positif.

Pour débuter, l’équipe de France affronte la Corée du Sud. Comment voyez-vous cette première rencontre ?

Je le sens bien. Il est évident qu’il est important de bien commencer, de ne pas se rater. Je suis convaincu que les filles en sont conscientes. Il y a pas mal de joueuses qui ont l’habitude des compétitions internationales, des sélections. Il y a aussi une base importante de joueuses de Lyon, qui peuvent apporter de la confiance aux moins expérimentés. J’ai confiance en ce groupe.

Pour vous, quelles sont les chances des Bleues sur ce Mondial ?

Elles ont toutes leurs chances. Au début de la compétition, toutes les équipes sont pareilles. La chance supplémentaire de l’équipe de France, c’est d’être à la maison. Après, l’équipe de France fait partie des quatre ou cinq meilleures équipes actuellement. Les filles, elles ont les moyens, le potentiel. A elles de le montrer sur le terrain.  



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