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Loïc Coupin montre son maillot après avoir inscrit son premier but. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 18 mai 2019

Loïc Coupin a disputé son dernier match, ce vendredi 17 mai, avec le groupe pro du Rodez Aveyron Football. Le joueur n’est pas dans les plans de son entraîneur pour la saison prochaine. Auteur d’un doublé pour son dernier match, son sentiment était partagé hier soir…

À la 82e minute du match opposant le Rodez Aveyron Football à Lyon-Duchère, Laurent Peyrelade, entraîneur du RAF, procède à un changement. Il lance Ugo Bonnet en lieu et place de Loïc Coupin. Toute l’équipe vient alors saluer son coéquipier, une tape, une accolade, l’ovation du public… 

Un goût plus amer

L’attaquant, auteur d’un doublé, disputait là son dernier match sous les couleurs ruthénoises. Contre son gré. En effet, la veille, jeudi 16 mai, il a demandé à son entraîneur s’il serait conservé. La réponse, négative, laissera des traces… Comme l’an dernier, il n’est donc pas dans les plans de Laurent Peyrelade. Même si cette année, il a tout de même réussi à grappiller du temps de jeu dont trois titularisations. S’il a inscrit un doublé ce vendredi 17 mai, si cette journée de communion entre les joueurs et leurs supporters restera historique, elle aura un goût plus amer pour l’attaquant ruthénois.

Après avoir soulevé le trophée, Ugo Bonnet, micro en main, a rendu hommage à son coéquipier du front de l’attaque. Il a appelé tout le public à l’ovationner. Sur les épaules de Roche, Tertereau et Dieng, l’émotion se lit sur le visage de Loïc Coupin.

« Ce doublé est anecdotique… »

Puis, alors que les supporters viennent à l’encontre de leurs héros, lui rentre au vestiaire, accompagné de son ami, Pierre Bardy. Plus tard, à la sortie du stade, l’intéressé se confie sur la décision qu’il a appris la veille : « J’ai un sentiment partagé ce soir car l’aventure s’arrête là. Ce doublé est anecdotique… Cela faisait neuf ans que j’étais au club. On monte en Ligue 2 et je ne vais pas y goûter… C’est dommage. La suite ? Je vais me laisser du temps, je n’y pense pas pour le moment. »

Son coéquipier Pierre Bardy était également touché à la sortie des vestiaires. « C’est mon pote depuis toujours. Il a failli me faire chialer. Je l’ai suivi au vestiaire pour qu’on puisse parler calmement… Mais voilà, c’est la loi du foot… »

Grégory Ursule, à son tour, a tenu à lui rendre hommage : « C’est des gens qui font partie de l’histoire du club. Tout comme Freddy Castanier (présent pour la remise des médailles). Il ne pouvait pas partir sans rien. Mais bien sûr, il y a toujours un pincement au coeur. J’espère qu’il aura savouré. Et je suis très très content pour lui qu’il finisse en apothéose. »

Loïc Coupin, très ému, à l'issue de la rencontre.Loïc Coupin, très ému, à l'issue de la rencontre.



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