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Samuel Souchay, Olivier Courcier, Stéphanie Brault, Pauline André et Ben Buijs gardent le sourire malgré une piste de local qui est tombé à l’eau. - ©LeProgres

Par Audrey Barat
Le 15 mai 2019

Poly Sons propose de nombreux rendez-vous culturel. Une activité florissante pour cette association qui est toujours en recherche d'un local.

Samedi 4 mai, le chapiteau de « C’est quoi ce cirque » fraîchement monté a accueilli l’assemblée générale de Poly Sons. Depuis sa création en 1998, cette association culturelle, qui compte 170 adhérents, a étoffé son activité. Elle propose aujourd’hui une programmation musicale colorée (musique actuelle, rock, dub, électro, jazz manouche, fanfare, chanson…), une ouverture sur le nouveau cirque et s’investit dans l’action culturelle auprès des scolaires. Depuis quelques années, l’association est confrontée à un enjeu décisif pour la suite de ses activités : trouver un nouveau local pour héberger son matériel. Et l’objectif semblait presque atteint, avec une opportunité au centre-ville de Saint-Affrique… qui leur est finalement passé sous le nez.

Un public toujours fidèle

« Nous sommes à un carrefour, a indiqué Ben Buijs, le président de Poly Sons. Nous avons créé une SCI pour acquérir un nouveau gîte, un abri, un asile, bref, un nouveau local pour stocker notre matériel. Mais aussi un soutien pour vivre et développer Poly sons. Après deux opportunités sans résultat, nous prenons une pause pour utiliser notre énergie précieuse pour nos activités ».

Des activités toujours aussi denses, comme en témoigne le bilan de l’année 2018, retracé par Olivier Courcier, le salarié de Poly sons. « L’année des 30 ans de l’association a commencé par une soirée spéciale intitulée « Un local pour Poly sons », au Petit carré d’art en janvier pour lancer la SCI », rappelle Olivier Courcier, avant de dérouler la liste des différents rendez-vous qui ont suivi : le spectacle de la Cie Gorgomar au Petit Carré d’Art, le cabaret cirque Vice et versa, une résidence de territoire au lycée agricole La Cazotte avec la compagnie Aléas, C’est quoi ce cirque, le St-Izaire Blues festival, la Ruée vers l’Art, et un concert au caveau en septembre. « Un condensé de tous les rendez-vous développés par Poly sons depuis treize ans, avec une fréquentation très satisfaisante » se félicite Olivier Courcier.

Un vivier de bénévoles

D’autant que la billetterie représente l’essentiel des ressources de l’association, avec quelques prestations en accompagnement technique et artistique et du mécénat. « Sur un budget total de 112.000 €, les subventions représentent 25 % de notre budget », répond Olivier Courcier à un adhérent. Soit 6.500 € du département, 3.200 € d’aides pour le contrat aidé (qui a pris fin en août 2018), 2.000 € du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) et 10.250 € de la mairie de Saint-Affrique « qui nous aide aussi en nature avec le prêt de salles et du matériel du service culturel », souligne Anselmo Aguilar, un adhérent actif. « Si l’on rajoute la valeur chiffrée du bénévolat, nous arrivons à  un budget de 180.000 €, explique la trésorière Pauline André. Cela montre l’importance du rôle des bénévoles dans nos activités. »

2018 a également été marquée par le retour à un seul salarié suite à la fin des contrats aidés. A un adhérent qui demandait s’il était question d’embaucher une autre personne, Pauline André répond par la négative : « Nous sommes dans une gestion prudente de l’association, et sans contrat aidé, c’est trop juste. » « Depuis la fin du contrat de Anne De Buck en août, nous sommes toujours dans l’urgence, et nous avons de la difficulté à prendre du recul sur la recherche de financements », déplore Olivier Courcier.

« Nous avons reçu un coup de massue »

Après les bilans, les conversations se sont réorientées vers le sujet brûlant de la recherche d’un local. Olivier Courcier retrace l’historique : la création d’une SCI en 2018 qui compte 59 sociétaires, un premier projet bien avancé du côté de Saint-Izaire, mais délaissé au profit d’un autre plus intéressant : deux hangars de Monteils Bois, derrière le cinéma à Saint-Affrique. « Le 8 mars, nous avons signé un compromis. Le 12 mars la mairie de Saint-Affrique préemptait pour un projet d’urbanisme, qui s’est confirmé. Nous avons reçu un coup de massue », résume Olivier Courcier. Une rencontre avec la mairie a suivi. « Ils nous ont proposé les locaux de l’ancien abattoir, rue Jean-Moulin. C’est inondable, nous avons décliné », poursuit-il. « Faut-il porter le débat sur la place publique en cette période pré-électorale ? Ou bien vaut-il mieux mettre notre énergie sur la recherche d’un nouveau lieu ? s’interroge-t-il. L’association, un peu sonnée, préfère ne pas répondre à cette question, et se concentrer sur “C’est quoi ce cirque” ». La SCI se réunira le 1er juin prochain pour envisager la suite.

A la fin de l’assemblée générale, les adhérents ont élu le nouveau conseil d’administration de Poly Sons. Ben Buijs, Pauline André, Danièle Pretzner, Florence Ravaille, Samuel Souchay, Pierre Pretzner, déjà administrateurs l’an passé ont été rejoints par quatre nouveaux membres : Xavier Thedenat, David Michelis, Fred Coste et Koen Alary.

Le Festival « C'est quoi ce cirque » est en cours. La programmation 2019, c'est par ici.

Une vingtaine de personnes ont assisté à l’assemblée générale de l’association Polysons, dans le chapiteau du festival C’est quoi ce cirque ?Une vingtaine de personnes ont assisté à l’assemblée générale de l’association Polysons, dans le chapiteau du festival C’est quoi ce cirque ?



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