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Dominique Costes, Alain Fauconnier et Corinne Mercier, lors de la présentation du programme. - ©ADN12

Par Audrey Barat
Le 07 mai 2019

Mercredi 24 avril, Dominique Costes, président de la CCI, Alain Fauconnier, président de la communauté de communes et Corinne Mercier, du service Entreprises de la CCI de Millau, ont présenté le programme d’accompagnement aux entreprises pour la prévention des crues.

Mercredi 24 avril, la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aveyron et la communauté de communes du Saint-Affricain, Roquefort et Sept Vallons ont signé une convention pour le lancement d’un programme de prévention des risques liés aux inondations, à destination des entreprises des secteurs de Vabres-l’Abbaye, Saint-Affrique, Coupiac et Camarès. Une opération qui s’inscrit dans le cadre du Papi (Programme d’actions et de prévention des inondations), piloté par le Parc naturel régional des Grands Causses.

« Il faut préparer l’avenir par rapport à ce qui nous a tourmentés, et qui nous tourmente de plus en plus », a indiqué le président de la communauté de communes Alain Fauconnier lors de la signature de ce document, aux côtés du président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Aveyron Dominique Costes.

C’est une mesure concrète et pragmatique d’information et de prévention pour mieux se préparer à l’éventualité d’une nouvelle crue, comme nous l’avons déjà fait pour les particuliers, mais cette fois-ci, adapté aux entreprises. 

Anticiper pour limiter les dégâts

« Les inondations du 28 novembre 2014 ont touché 50 établissements, généré 500 jours d’arrêt d’activités cumulés, et 2 millions d’euros de dégâts. Sans compter le traumatisme pour les chefs d’entreprise et leurs équipes », a rappelé Dominique Costes.

D’ou la nécessité d’anticiper un nouvel épisode similaire : « Des aménagements simples et peu coûteux peuvent être faits : pose de revêtement de sol adaptés, installation de batardeaux, cache des aérations basses, surélévation des équipements fragiles », indique Corinne Mercier, de la CCI Millau. « Nous n’empêcherons pas l’eau de passer, mais nous pouvons limiter les dégâts », résume Alain Fauconnier.

Le 28 novembre 2014, lors des inondations de Saint-AffriqueLe 28 novembre 2014, lors des inondations de Saint-Affrique

Un guide pratique et un diagnostic vulnérabilité

Un guide pratique a été réalisé avec les équipes du Parc naturel régional des Grands Causses « et envoyé aujourd’hui même aux 200 entreprises répertoriées en zone inondable dans le secteur concerné (Saint-Affrique, Vabres-l’Abbaye, Coupiac et Camarès) », indique Corinne Mercier.

Il répertorie les différents outils et documents d’information utiles, donne des pistes pour réduire la vulnérabilité de l’entreprise et rappelle la marche à suivre en cas d’inondation (protection des personnes et des biens, et démarches à effectuer après la crue).

« Dans un deuxième temps, et d’ici fin juin, les entreprises qui le souhaitent pourront faire appel à nous gratuitement pour établir un diagnostic de vulnérabilité », poursuit la responsable du service Entreprises de la CCI de Millau.

Risques humains, bâti, technique, vulnérabilité économique et assurances constituent les axes principaux de ce diagnostic, qui sera réalisé sur le terrain par Corinne Mercier et Carole Vayssière, de la CCI de Millau.

Pour les entreprises les plus exposées, le dispositif prévoit la contribution d’un cabinet d’études spécialisé, « qui fera une étude très poussée, dans le cas où les risques humains ou économiques sont particulièrement élevés. Cela concerne environ cinq entreprises », précise Corinne Mercier.

Après cette première phase d’informations et d’études, un bilan sera effectué un an après, pour voir si les entreprises ont mis en œuvre des actions. « Nous ferons alors le point sur le coût d’éventuels aménagements, et nous chercherons des pistes de financements pour faire des adaptations plus conséquentes sur les bâtiments qui en ont besoin. »

De l’importance d’être bien assuré

Dans la prévention et la gestion des risques, le président de la CCI a rappelé l’importance d’avoir un contrat d’assurance adapté : « Un chef d’entreprise qui a la tête dans le guidon, ne pense pas forcément à revoir ses contrats d’assurance. Pourtant, ça peut faire toute la différence.»

« Pour l’abattoir, nous avions revu les contrats 6 mois avant… On avait une assurance blindée. Sans ça, il n’y aurait plus d’abattoir aujourd’hui », abonde le maire Saint-Affrique.

La CCI peut aider les dirigeants à revoir leurs contrats, à les réactualiser. « Nous pouvons également donner des conseils pratiques : numériser les documents importants, les sauvegarder ailleurs que sur site, prendre des photos. Nous avons pu le constater lors de la dernière crue : certains étaient bien assurés et organisés, ils ont pu rapidement monter leur dossier et être remboursés. Pour d’autres, les choses ont été plus compliquées », déplore Corinne Mercier.



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