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Le moustique tigre, vecteur de maladies tropicales, est de plus en plus implanté en France. - ©DR

Par Aveyron Digital News
Le 03 mai 2019

Le moustique tigre est implanté et actif dans l’ensemble des départements de la région Occitanie. Et l'Aveyron n'y échappe pas. Chaque année, un dispositif de surveillance renforcée est mis en œuvre par les autorités sanitaires et leurs partenaires, du 1er mai au 30 novembre. Pendant cette période d’activité des moustiques tigres en métropole, l’objectif est à la fois de limiter leur implantation et de prévenir le risque de transmission des virus dont ils peuvent être le vecteur (Chikungunya, dengue ou zika).

Lutter contre le moustique tigre, c’est d’abord l’empêcher de se développer chez nous. Le dispositif de surveillance renforcée repose sur une surveillance renforcée des populations de moustiques (surveillance entomologique), et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs.

La lutte contre ces moustiques et leurs larves constitue l’un des principaux moyens d’éviter la transmission de virus. C’est un réflexe à acquérir chez soi pour se protéger de manière collective.

Des cas de dengue et de chikungunya en Occitanie

Les voyageurs en zone tropicale sont invités à être vigilants sur place et à contacter leur médecin s'ils sont malades, même quelques jours après leur voyage.

Le dispositif de surveillance renforcée implique aussi une surveillance médicale renforcée des cas humains des maladies qu’ils peuvent véhiculer : chikungunya, dengue et Zika (surveillance épidémiologique). Cette surveillance mobilise les professionnels de santé de toute la région pour qu’ils effectuent le signalement immédiat à l'Agence régionale de santé de tout cas de patients présentant des symptômes de dengue, chikungunya ou Zika.

En Occitanie, 105 cas suspects ont été signalés en 2018, parmi lesquels ont été confirmés 34 cas importés de dengue et deux de chikungunya. Par ailleurs, trois cas autochtones de dengue ont été signalés dans le Gard et l’Hérault (personnes ayant contracté la maladie sans avoir voyagé en zone contaminée).

Cette année, les personnes voyageant en zone tropicale, et particulièrement sur l’île de la Réunion où sévit actuellement une épidémie de dengue, doivent être particulièrement vigilantes et se protéger y compris après le retour en métropole (jusqu’à environ 7 jours après).

Tous les voyageurs souffrant de forte fièvre, de douleurs articulaires, douleurs musculaires, de maux de tête, d’éruption cutanée ou de conjonctivite dans les 7 jours qui suivent le retour en France métropolitaine, sont invités à consulter rapidement un médecin en lui signalant leur récent voyage et en précisant leur lieu de séjour.

Des actions de sensibilisation renforcées chaque année

En 2019, l’ARS et ses partenaires vont renforcer l’information du public, des professionnels de santé et des établissements de santé afin de sensibiliser davantage à la nécessité d’être vigilant et d’agir au quotidien face aux moustiques tigres (près de 250 animations devraient être organisées dans la région cette année).

Mieux connaître le moustique tigre

Le moustique tigre est essentiellement urbain. Son caractère anthropophile (qui aime les lieux habités par l’homme) explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible  de s’en débarrasser.

Les départements dans lesquels le moustique tigre est implanté et actif, c’est à dire durablement installé et se multipliant sont classés au niveau 1 du plan national anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika. A ce jour, aucun département classé au niveau 1 n’est redescendu aux niveaux 0a ou 0b, comme le montre la carte ci-dessous. Le niveau d’implantation du moustique tigre est déterminé par les experts des opérateurs publics de démoustication.



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