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Alain Lacombe, au premier étage de sa « Demoiselle » à Capdenac-Gare (réplique à 1/15e de la « Grande Dame », la tour Eiffel de Gustave Eiffel). - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 30 avril 2019

Une idée, une vision, le tout avec un savoir-faire et une persévérance à toute épreuve, Alain Lacombe, artisan menuisier et président du comité des fêtes de Capdenac-Gare, s'est lancé depuis décembre 2017 dans une prodigieuse construction, qui n'est ni plus ni moins qu'une réplique de l’emblématique Tour Eiffel.

Alors que le comité des fêtes de Capdenac-Gare, dont Alain Lacombe en est le président depuis trois ans maintenant, réfléchissait à un édifice un peu particulier pour la réalisation du spectacle pyrotechnique de la Fête de la Rivière le 14 juillet, c'est à la suite d'une discussion en famille que la fille du président du comité des fêtes, Marine, a eu cette idée « particulièrement dingue » s'amuse-t-elle à dire aujourd'hui, de construire une réplique de la tour Eiffel.

Marine et son père Alain Lacombe au 1er étage de la Tour ©ADN12Marine et son père Alain Lacombe au 1er étage de la Tour ©ADN12

Alain Lacombe, artisan menuisier depuis 30 ans et artificier-créateur de spectacles pyrotechniques, s'est saisi immédiatement de l'idée et s'est mis à l'ouvrage dès décembre 2017.

Avant de se lancer dans cette aventure, tel un archéologue des temps modernes, il a consulté des plans originaux de la tour Eiffel, facilement accessibles sur Internet. Il s'est également déplacé au pied de la Grande Dame pour y réaliser quelques photographies qui vont lui permettre de travailler plus finement les détails de son ouvrage à venir.

L'ouvrage est constitué d'acier et de boulons pour les raccords de chaque pièce comme le fît Gustave Eiffel entre 1887 et 1889. Pour pouvoir plus aisément la transporter, Alain Lacombe s'applique à ce qu'elle soit modulable et la construit en plusieurs morceaux à la manière d'un « kit ».

Échantillons de boulons servant à la fixation des éléments structurels en acier ©ADN12Échantillons de boulons servant à la fixation des éléments structurels en acier ©ADN12

Cette réplique sera d'une échelle de 1/15e par rapport à l'originale. Elle devrait mesurer une fois terminée 26 m de hauteur. Actuellement, les deux premiers étages sont montés et la« demoiselle de Capdenac-Gare » ne pèse pas moins de 7 tonnes.

Elle poursuit son ascension tranquillement, mais sûrement avec le début de la réalisation du troisième étage qu'Alain Lacombe espère finir dans le courant de 2020. Il y travaille les week-ends, le soir après son travail d'artisan menuisier. Un véritable passionné qui s'est donné un objectif : horizon 2024.

Alain Lacombe peut compter sur des partenaires comme Hervé Humilière, de l’entreprise Solution Métal, à Saint-Julien d’Empare, qui a réalisé les découpes laser de certains éléments de décoration ainsi que la société SoviFerm à Villefranche-de-Rouergue, les Ateliers d'Olt à Livinhac-le-Haut ou encore CDB à Ponchot.

Un atout pour la ville, pour les Capdenacois et le territoire

Dimanche 28 avril, Alain Lacombe avait convié les membres du comité des fêtes de Capdenac-Gare, Stéphane Bérard, maire de Capdenac-Gare, les conseillers départementaux Bertrand Cavalerie et Cathy Mouly et l’Union des commerçants de Capdenac-Gare (UCAC) pour une inauguration partielle de la « demoiselle » afin d'officialiser cet édifice prodigieux. Alain Lacombe entendait ainsi leur signifier que tous peuvent maintenant s'approprier cette extraordinaire réalisation pour envisager un avenir touristique à Capdenac-Gare plus grand et novateur autour de ce monument.

« Il faut assurer la continuité de ce monument, définir son implantation, s’affranchir des contraintes juridiques, administratives, sécuritaires. Le chemin est encore long, mais nous avons du temps devant nous pour le préparer. Il faut que la population s’investisse dans le devenir de ce monument. Nous avons un bel atout touristique, à nous de savoir l’exploiter. C’est une opportunité, à nous de la saisir » déclarait Stéphane Bérard, maire de Capdenac-Gare.

A l'horizon, les Jeux olympiques 2024 à Paris

Dans son aventure, Alain Lacombe a embarqué sa famille, ses proches, toute une ville et au-delà un département entier. La France va sans aucun doute découvrir d'ici peu cette idée « folle » devenue une réalité aujourd'hui. 2024, avec les Jeux olympiques à Paris, Alain Lacombe espère au fond de lui voir la flamme olympique s'embraser jusqu'à la « demoiselle » de Capdenac-Gare. Il n'a d’ailleurs pas hésité à prendre contact avec le Comité olympique et sportif. 

Souhaitons qu'il soit entendu et que son vœu soit exaucé !

En attendant, nombreux sont ceux et celles venus découvrir ce monument. Tous les jours Alain Lacombe reçoit des encouragements d'un peu partout en France. Chacun peut suivre l'actualité de ce travail gigantesque sur la page Facebook dédiée : Une Tour Eiffel à Capdenac-Gare 

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