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Flavie Lemaitre lors de l'entrée des joueuses face à Lyon. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 01 mai 2019

Flavie Lemaitre, attaquante, a tout connu avec le Rodez Aveyron Football. La joie de la montée de D2 en D1, les neuf saisons au plus haut niveau et la tristesse d'une descente en D2... Interview avec l'une des joueuses expérimentée de cette équipe.

Mercredi dernier, vous vous êtes inclinées à Metz, 3 à 1. Une défaite synonyme de descente en D2. Comment avez-vous vécu ce moment là ?

Ce fut compliqué, très dur comme moment. Pour un certain nombre de filles, comme moi, cela fait longtemps qu’on est au club, nous y sommes attachées. Moi, c’est mon club de cœur. On était forcément déçues de cette descente, mais on garde la tête haute. Car on a tout donné, jusqu’au bout.

Vous y avez toujours cru, vous n’avez jamais voulu lâcher. Mais avez-vous douté à un moment donné ?

Je ne pense pas, c’est même sûr. On s’est toujours battues. Pendant dix mois, on a été dans la zone de relégation. Mais on a continué à s’entraîner, à être soudées, solidaires. On aurait pu craquer, lâcher il y a quatre ou cinq mois, mais on ne l’a pas fait. Chacune, individuellement, a tout donné. On ne voulait pas que ça arrive. On n’a pas lâché dans les têtes, on est resté solidaires, unies et on a avancé ensemble.

Vous étiez en D1 depuis 9 saisons. Avec une belle 5e place en 2015, puis des saisons plus compliquées ensuite. Jusqu’à cette année, où ce fut très difficile. Comment vous l’avez ressenti ?

C’est difficile. On ne se bat avec les mêmes armes. Les autres filles sont toutes professionnelles. Après, nous, on a les nôtres pour essayer de lutter : nos valeurs. On se dit que l’on va y arriver, qu’il ne faut pas lâcher. Mais peut-être que la marche était trop haute cette année. Après, c’est dur de voir descendre son club de cœur… Moi, je suis de l’aventure depuis neuf ans en D1. Ce club est extraordinaire. Il m’a apporté des joies, des peines. Je m’en veux aussi sur la saison. Sur des faits de jeu, j’aurais pu mieux faire… Il y a des regrets. Après, c’est très compliqué comme émotion…

Vous avez évoqué votre force, vos valeurs, votre solidarité. C’est ça qui peut permettre à l’équipe de se relever et pourquoi pas d’aller chercher la remontée en fin de saison prochaine ?

Oui, le plus dur arrive. Pour moi, il faudrait réussir à maintenir l’effectif en place, pour garder des joueuses qui ont l’expérience de la D1. Pour rebondir vite. En faisant un recrutement efficace. Comme ça, les valeurs resteront là. C’est aux joueuses, qui ont l’expérience, aux anciennes, de les transmettre, comme on l’a toujours fait au fil des années. Pour pouvoir remonter le plus rapidement possible.



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