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Jean-Marie Faugier, le président du Smisa, aux côtés de Stéphanie Balp la directrice, et des Dr Petkova et Rozan. - ©ADN12

Par Audrey Barat
Le 19 avril 2019

Jeudi 4 avril, le Smisa (Service médical inter-entreprise du Sud-Aveyron) a tenu son assemblée générale, pour présenter le bilan de l’année écoulée, marquée par l’arrivée d’un deuxième médecin et la mise en place d’ateliers management, et les perspectives pour l’avenir, avec un déménagement en vue.

Le président Jean-Marie Faugier a ouvert l’assemblée générale devant un parterre de 9 adhérents, sur les 630 que compte le service de médecine du travail du Sud-Aveyron…  Cela fait une augmentation de 300 % par rapport à l’an passé, ironise le président, qui a déploré le manque d’intérêt porté à une structure victime d’une perception erronée : Ce qui, au départ n’est peut-être perçu que comme une obligation réglementaire, est et doit être, à mon sens, considérée non pas comme une contrainte mais comme une opportunité, comme un véritable outil de management. 

Des ateliers management pour prévenir les burn-out

L’assemblée générale a d’ailleurs fait la part belle à un sujet qui prend de l’ampleur, l’augmentation des problématiques liées aux risques psycho-sociaux, et les burn-out qui se multiplient. C’est la deuxième cause d’inaptitudes au travail, soit 26 cas sur 75 en 2018  a précisé la directrice du Smisa, Stéphanie Balp. Pour endiguer ce phénomène, l’association a mis en place des ateliers management, avec la psychothérapeute Nathalie Aubeleau, pour accompagner les dirigeants dans leur rôle de gestionnaire d’équipe. A travers quatre ateliers, les participants ont ainsi pu découvrir les bases du management, les sources de motivation selon les profils et les ressources de chacun, et les ingrédients pour que le travail collectif fonctionne bien. Le Smisa a eu une réelle envie de faire du préventif, parce que je voyais les personnes en souffrance, mais il est vite apparu qu’il fallait agir en amont pour limiter les sources de stress, explique la psychothérapeute. Le burn-out touche autant les salariés que les chefs d’entreprise : Ce phénomène ne touche pas que les grandes entreprises. J’interviens souvent sur des petites structures, avec des personnes qui aiment ce qu’elles font, qui travaillent beaucoup, qui développent leur entreprise, qui embauchent. Mais leur boulot, ce n’est pas de manager… Heureusement, cela s’apprend, poursuit-elle. Une initiative qui a connu un réel succès, comme l’a souligné le président du Smisa, et qui sera renouvelée en 2019.

La psychothérapeute Nathalie Aubeleau anime des stages « management » pour agir sur la prévention du burn-out. La psychothérapeute Nathalie Aubeleau anime des stages « management » pour agir sur la prévention du burn-out.

Une équipe médicale renforcée

L’année 2018 a été marquée par l’arrivée d’un deuxième médecin, venu prêter main forte au Dr Rozan et à l’équipe, qui commençait à frôler, elle aussi, le burn-out… Magdalena Petkova, médecin bulgare, est arrivée le 18 juin 2018. Elle a rapidement pris ses marques, malgré la barrière de la langue, qu’elle dépasse avec brio grâce aux cours de français qu’elle prend avec l’association Agir, précise Stéphanie Balp. En six mois, elle aura assuré 577 visites, l’équivalent de ce que je faisais moi en une année, souligne la directrice du Smisa.

Le Dr Petkova a rejoint l’équipe du Smisa en juin 2018Le Dr Petkova a rejoint l’équipe du Smisa en juin 2018

L’arrivée du Dr Petkova a donné une bouffée d’oxygène au Smisa, et a permis à l’équipe de se concentrer sur un dossier important, le renouvellement de l’agrément pour cinq ans et le projet de service qui est en cours de réécriture. Dans ce cadre, nous aurons d’ailleurs la visite d’un médecin inspecteur de la Directe le mardi 28 mai 2019, précise le président du Smisa, en soulignant l’investissement de l’équipe sur ce dossier crucial.

De nouveaux locaux plus adaptés

En 2019, le Smisa devrait également déménager. Le bâtiment actuel (avenue Jean-Jaurès à Saint-Affrique ) est amianté, et n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, un comble pour un service de santé au travail… , déplore le président. Mais la recherche de nouveaux locaux a porté ses fruits, puisque le Smisa déménagera sur le site de la Seml Saca dans quelques mois après la nécessaire réalisation de travaux d’aménagement.

Un budget fragile pour les trois ans à venir

Après un tour d’horizon des activités du Smisa, l’assemblée générale a plongé dans les chiffres, avec le compte-rendu de l’exercice financier 2018, qui présente un déficit d’un peu plus de 10.000 €, dû en partie à la perte d’une entreprise et de ses 150 salariés, qui après une bataille juridique perdue, a rejoint une structure en Lozère, explique Jean-Marie Faugier. L’assemblée générale a voté une augmentation de 5 € de la cotisation, qui passera de 79 € à 84 € par salarié, mais qui n’empêchera pas le budget prévisionnel 2019 d’envisager un déficit de 38.650 €.  

Cette projection financière est principalement due à l’embauche du Dr Petkova, sur un poste à plein-temps. Mais il est prévu que le Dr Rozan prenne une retraite progressive sur trois ans, ce qui rééquilibrera ce poste, explique le président du Smisa. Et puis peut-être que de nouvelles entreprises qui passent à travers les mailles nous rejoindront… 



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