photos/4885.jpg

Sylvie Leboucher-Denis, Bernard Soulier, Marie-Hélène Veyrier, Sylvie Regourd, Abderrahim Hammou-Kaddour et Thierry Solier. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 18 avril 2019

La Ville de Millau a renouvelé son adhésion au Programme National Nutrition Santé. La signature de la charte « Ville active PNNS » concrétise, cette année encore, son engagement en matière de santé publique.

Mardi soir à l’hôtel de ville, Bernard Soulier, adjoint aux sports qui représentait le maire Christophe Saint-Pierre, et Abderrahim Hammou-Kaddour, délégué départemental de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ont signé la charte « Ville active PNNS ».

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) créé en janvier 2001, vise à améliorer l’état de santé de la population, en agissant sur des déterminants majeurs comme la nutrition et les habitudes de chacun.

À Millau, de nombreux professionnels institutionnels ou associatifs interviennent déjà dans les domaines sociaux, sanitaires, éducatifs et sportifs. Ils touchent ainsi toute la population, de la petite enfance aux seniors, et dans tous les milieux sociaux.

Ces actions sont rendues possibles grâce au large soutien de l’ARS, qui pourtant diminue régulièrement dans la conjoncture économique et politique actuelle. Sa contribution est passée de 90.000 € il y a huit ans à 12.700 € l’an dernier.

Abderrahim Hammou-Kaddour a souligné l’importance du travail fait à Millau, qui adhère à la charte depuis plusieurs années déjà, et a précisé l’orientation générale du plan.

Un enjeu majeur

Les adultes en surpoids en Occitanie représentent un adulte sur trois, et ce nombre augmente chaque année. Les habitudes de vie pèsent à 80 % sur la santé de l’individu.

Pour Abderrahim Hammou-Kaddour, « c’est un enjeu national de santé publique, et il est urgent d'agir ». La France serait même en retard par rapport à certains pays européens dans la prévention des risques.

La labélisation PNNS, ce n’est pas juste un logo, c'est un engagement pour une municipalité.

Tout ce qui peut contribuer à la bonne santé de la personne doit être pris en compte : le bien-être, le cadre de vie, le niveau de stress, l’alimentation, la sédentarité…

Informer pour prévenir

Le délégué départemental de l’ARS insiste sur le fait que le travail est à faire en amont, dans la prévention et surtout l’information.

La difficulté réside dans les moyens de toucher le public éloigné de l’information.

La population la plus impactée serait celle dans la précarité, ayant le moins accès à cette prévention et à cette information pourtant essentielle.

Pour progresser efficacement en matière de nutrition, et réduire les écarts, tous les acteurs se mobilisent, chacun à son niveau fait office de relais, d’informateur.

La municipalité agit au plus près des citoyens, en sollicitant les associations et les centres sociaux qui travaillent auprès de publics différents, tout en étant complémentaires les uns des autres.

Des initiatives comme « L’assiette en baskets » qui déclinaient toutes sortes d'activités autour de la nutrition et du sport, ont eu un impact positif, et les encouragent à s’impliquer encore davantage auprès de la population.

La santé des citoyens désormais, n’est plus uniquement le combat des professionnels de santé, c’est devenu l’affaire de tous.



Recevoir notre Newsletter
1234
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !