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Elus et population devant l'usine Bosch. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 14 avril 2019

Samedi 13 avril, plus de 2000 Aveyronnais ont marché du Pont des Balquières à l’usine Bosch d’Onet-le-Château. Cette marche unitaire à l’appel de tous les syndicats CFE-CGC, CGT, Sud solidaire, FO a réuni aussi les élus, les salariés et leurs familles, et de nombreux Aveyronnais. Puis devant l’usine Bosch, des délégués syndicaux et des élus ont témoigné de leur attachement au site. Un seul but : « sauver la Bosch » et ses sous-traitants aveyronnais et ainsi maintenir l’emploi en Aveyron.

Cette mobilisation unitaire marque selon Jacques Douziech, président de la CFE-CGC aveyronnaise, « l’attachement d’un territoire à une industrie mise à mal par des décisions politiques incompréhensibles ». En effet, en 2017, le ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot annonce la fin des moteurs diesel pour 2040.

A cela s’ajoutent l’augmentation de la fiscalité sur le diesel et les limitations de circulation des véhicules diesel dans certaines grandes villes. Les ventes de voitures diesel s’effondrent alors, entraînant un marasme économique pour tout le secteur.

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En Aveyron, ce sont trois entreprises directement concernées : Bosch à Rodez avec 1.500 salariés, Sogefi à Marcillac et ses 160 salariés et enfin Jinjiang Sam à Viviez-Decazeville avec 400 salariés.

Mais la survie de l’industrie automobile concerne indirectement 10.000 salariés en Aveyron, en raison des pertes d’activité dans les commerces, mais aussi de réduction des services publics.

Non au diesel-bashing

« Qui peut croire qu’en Aveyron on peut vivre sans voiture ? », rappelle la CGT avant d’affirmer que l’industrie automobile thermique a encore de l’avenir. Face au « diesel-bashing » dénoncé par les élus, la CFE-CGC assure que la voiture électrique est un « non-choix écologique ».

Elle nécessite en effet le recours à l’énergie nucléaire. L’extraction des métaux cobalt et lithium est polluante et renforce notre dépendance par rapport au principal producteur, la Chine. D’autre part, le retour du moteur essence a entraîné une hausse des émissions de CO2 en 2018. Enfin, le recyclage des batteries ici et là est « une myriade de petits Tchernobyls ».

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Crit’Air 1, la solution ?

Les intervenants rappellent qu’il ne « faut pas opposer écologie et diesel ». En effet, les nouveaux moteurs diesel ne sont pas plus polluants que des moteurs essence classiques bénéficiant de la vignette Crit’Air, qui permet de circuler dans les grandes villes, même les jours de pic de pollution.

Tous réclament donc l’égalité d’accès à cette vignette pour tous les carburants et l’attribution de la vignette Crit’Air 1 pour les moteurs diesel récents. Une telle mesure permettrait de maintenir un niveau de vente des moteurs diesel et de laisser du temps pour une reconversion éventuelle.

« Nous voulons vivre et travailler en Aveyron »

Dernière revendication pour cette marche : l’appel au « patriotisme économique » des constructeurs économiques français pour acheter leurs composants à des entreprises françaises. Mais aussi aux dirigeants de la Bosch pour investir en Aveyron.

De nombreux élus se sont joints à cette marche : sénateurs, députés, maire et président du Conseil Départemental étaient tous mobilisés pour que les salariés des trois entreprises automobiles puissent conserver leur emploi. Car comme l'assure la banderole de la CGT, ils souhaitent « vivre et travailler en Aveyron ».

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