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Laurent Peyrelade et Joris Chougrani sont prêts pour le match contre Boulogne, ce jeudi, avec en ligne de mire, l'accession en Ligue 2. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 10 avril 2019

Dans un stade Paul-Lignon, quasiment à guichets fermés, Rodez accueille Boulogne, ce jeudi à 20 h 30.

Il y a des matchs dans une saison, qui marquent plus que d’autre. Et celui de ce jeudi ressemble à ça pour les joueurs du Rodez Aveyron Football. Auteurs d’une superbe saison, les Ruthénois ne sont plus qu’à 90 minutes d’une montée historique en Ligue 2. Pour ça, il faudra battre Boulogne, pour faire la fête au coup de sifflet final… Mais attention à ne pas céder trop vite à l’euphorie, comme l’explique le coach, Laurent Peyrelade :

Je préfère l’enthousiasme à l’euphorie. On parle de match de la montée, mais il y a un adversaire. Il ne va pas venir à Paul-Lignon en disant « écoutez, si vous pouvez nous en mettre trois comme à l’aller, ce serait bien » ! C’est l’avantage du sport. Ce qui va se passer n’est pas écrit.

Comme à l’aller ?

À l’aller, Rodez avait en effet créé la sensation en faisant chuter Boulogne, 3 à 0, dans son stade de la Libération, alors que l’équipe était invaincue à domicile depuis 14 mois… Pour le coach, Rodez doit garder son exigence, sa discipline. « En ce moment, tous les matchs sont intéressants, détaille-t-il. Parce qu’ils sont joués avec de l’émotion. Alors, quand on a, comme en ce moment, du temps pour partager du bonheur, que ça soit avec nos proches, avec nos familles, avec notre ville, il faut le savourer. Il faut en profiter, de chaque seconde, et garder cet enthousiasme. Tant mieux s’il est contagieux, tant mieux si les gens ont envie de le partager. On fait ce métier pour ça. »

Et la communion devrait être belle, en cas de victoire, dans un stade qui sera plein comme jamais ce n’est arrivé en championnat. Des supporters qui vont pousser et encourager leur équipe vers la victoire. Au risque de déstabiliser l’équipe ? Joris Chougrani, latéral gauche, ne le pense pas :

On a pris de la maturité cette année. On arrive plus à gérer nos temps forts, nos temps faibles. C’est ce qui a fait que cette année, on a joué les premiers rôles. On est beaucoup mieux dans la gestion du ballon. C’est vrai que les supporters vont nous pousser mais on va garder notre fil conducteur.

Une 20e victoire ?

Invaincu depuis sept matchs, Rodez a bien l’intention de rester sur cette bonne dynamique et d’engranger une vingtième victoire en trente matchs… Une saison exceptionnelle, qui a une raison pour Joris Chougrani :  

On est une équipe qui a une âme, qui joue les uns pour les autres. Dès que l’on est en difficulté, on sait que l’on peut se tourner vers le coéquipier. Dans les moments forts, dans les moments de joie, on est tous ensemble. Il n’y a jamais eu de geste égoïste. Cette année, on est vraiment dans le partage et c’est ce qui nous a amené à la place où l’on est aujourd’hui. Comparé à des équipes qui descendent du niveau supérieur et qui ont du mal à jouer les premiers rôles cette année car c’est très individualiste.

Des objectifs pour la fin de saison

Au club depuis quinze ans, il sait qu’il va vivre un moment exceptionnel, au coup de sifflet final, si Rodez bat Boulogne. Mais la saison ne sera pas finie. « C’est vrai que maintenant, on a envie de finir champion, explique-t-il. D’avoir la meilleure attaque et la meilleure défense… C’est toujours bien d’avoir des objectifs plutôt que de finir la saison en roue libre. » Les 6 000 supporters, attendus ce jeudi, espèrent bien déjà exulter au coup de sifflet final. En attendant de voir Rodez aller chercher le titre de champion de National en fin de saison. 

Jeudi 11 avril, RAF – Boulogne, stade Paul-Lignon, à 20 h 30.



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