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L’affaire a été jugée devant le tribunal correctionnel ce mercredi 10 avril. - ADN12

Par Aurélien Gares
Le 10 avril 2019

Un jeune homme de 19 ans comparaissait, ce mercredi 10 avril, pour avoir agressé sexuellement une jeune fille, âgée de 15 ans, à l’occasion de la fête de village de Rieupeyroux en juin 2018.

C’est une audience à huis clos qui s’est déroulée, ce mercredi 10 avril, devant le tribunal correctionnel de Rodez.

Des faits gravissimes pour lesquels comparaissait un jeune homme de 19 ans. Ce dernier, le 29 juin 2018, s’est rendu avec des proches à la fête votive de Rieupeyroux. Là, il rencontre une jeune fille de 15 ans, cousine d’un de ses amis.

Des SMS qui contredisent sa version

La soirée passe, les jeunes consomment de l’alcool et la jeune fille est fortement alcoolisée. Ses copines, avec qui elle devait dormir, sont rentrées. Elle cherche donc son cousin et son frère. En vain. Le prévenu lui propose alors de la ramener jusqu’à la tente. Il la saisit, la porte et l’embrasse sur la joue avant de gonfler le matelas à l’intérieur de la tente et de s’y introduire avec elle. Là, il l’embrasse de force, porte ses mains sur la poitrine de la jeune fille mais également sur son sexe. Avant de quitter les lieux. Pourquoi ? Lui prétexte être fatigué. La victime pense qu’il a préféré partir après qu’elle lui a indiqué avoir un petit ami.

Lors des débats, s’il reconnait les faits, il indique que la victime était consentante et consciente. Elle conteste. C’est autour de cette question que les magistrats se sont interrogés. Du côté du ministère public, Chérif Chabbi, vice-procureur de la République, a lu des SMS où le prévenu indique être désolé et explique que la jeune femme était  bourrée. Il émet avoir des regrets après avoir  un peu forcé. Pourquoi conteste-t-il aujourd’hui ? J’étais sous la pression et les menaces multiples de son petit-ami. 
Plusieurs déclarations de témoins, au cours de la soirée, décrivaient le prévenu comme nerveux.

Un an de prison avec sursis

Du côté de la défense, Me Cordero a plaidé l’absence de gestes pour repousser le jeune homme. Et le fait que la victime ne se souvienne pas de tous les détails du fait de son état d’ébriété. Vous ne pouvez pas, si vous avez le moindre soupçon de doute, le condamner. Pour Chérif Chabbi, justement, il n’y a pas le moindre doute. Des preuves accablantes. Des éléments tangibles et clairs. Devant ces actes matériels et ces faits qui auraient pu être qualifiés de viol, il requiert un an de prison entièrement assorti du sursis.

Une décision que suivra le tribunal qui déclarera le jeune homme coupable en prononçant une peine d’un an de prison avec sursis. Il devra verser 1 000 € de dommages et intérêts ainsi que 500 € au titre de l’article 475.



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