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Charles Du Pont de Ligonnès est enterré dans la cathédrale Notre-Dame de Rodez. - © ADN12

Par Aurélien Gares
Le 21 avril 2019
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Un membre de la famille de Xavier Dupont de Ligonnès, Charles Du Pont de Ligonnès (1845-1925), est enterré au sein de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Il y fut évêque de 1906 jusqu’à sa mort. Ce dernier était le cousin du trisaïeul de l’assassin présumé.

La famille Dupont de Ligonnès était déjà connue de par sa noblesse. Mais depuis 2011, son nom fait écho à une histoire bien plus sombre. Tout le monde a déjà entendu parler, de près ou de loin, de cette affaire sordide.

Il y a huit ans jour pour jour, le 21 avril 2011, les corps sans vie d’Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît étaient retrouvés, sous la terrasse de la maison familiale, à Nantes (Loire-Atlantique). Le père, principal suspect dans ce crime atroce, n’a jamais été retrouvé. Depuis huit ans, de nombreuses hypothèses ont été émises. Est-il encore vivant ? S’est-il suicidé ? Le retrouvera-t-on un jour ou l’autre ? Laissera-t-il une réponse à ce crime ? Est-il coupable ?

Si la famille vivait, à cette époque, à Nantes, les racines familiales des Dupont De Ligonnès se trouvent en Lozère, où la famille possède le château de Ressouches, à Chanac. Le caveau familial y est aussi présent. C’est là même que le père de Xavier Dupont de Ligonnès, Bernard, a été enterré deux mois avant le drame.

Un cas unique en France

Depuis ce jour, le nom Dupont de Ligonnès a été « sali ». Car l’histoire de son « arrière-grand-oncle », Charles Du Pont De Ligonnès (une erreur dans l’état civil serait due au changement de l’orthographe du nom) est tout autre. Né en 1845, Charles Du Pont de Ligonnès est le fils d’Édouard du Pont de Ligonnès et de Marie-Sophie de Lamartine qui n’est autre que la sœur du célèbre poète Alphonse de Lamartine. Ce dernier accueillait, d’ailleurs, souvent son neveu au sein de sa bâtisse, l’été, à Milly-Lamartine (Saône-et-Loire).

Et l’ancien évêque de Rodez était donc le cousin du trisaïeul de Xavier Dupont de Ligonnès, à savoir Edouard du Pont de Ligonnès (1838-1889).

Charles Du Pont de Ligonnès, aujourd’hui enterré au sein de la cathédrale Notre-Dame de Rodez, a d’abord suivi une licence de droit durant laquelle il a, à maintes reprises, voyagé à travers l’Europe. Et d’effectuer sa théologie au grand séminaire de Mende.

La plaque où réside Charles Du Pont de Ligonnès.La plaque où réside Charles Du Pont de Ligonnès.

Par la suite, il sera incorporé comme lieutenant au bataillon des mobiles de Lozère avant d’en sortir avec le grade de capitaine. Il poursuivra sa carrière en tant que maire de la ville d’Auxillac, en Lozère, aujourd’hui rattaché à la commune de La Canourgue. On est alors en 1870. Cas unique en France, il gardera sa fonction de maire jusqu’à sa mort. Il portait donc à la fois une mitre et une écharpe.

Une rue au nom de « Mgr de Ligonnès »

Le 19 août 1877, il est ordonné prêtre, après avoir obtenu son doctorat en théologie au Séminaire français de Rome. Avant de devenir professeur de droit canon au grand séminaire de Mende où il occupera, à partir de 1881, le statut de supérieur après l’expulsion des Jésuites. Dans cette même ville, en 1898, il fait construire un séminaire, sur ses propres deniers. Une rue, dans la ville lozérienne porte d’ailleurs son nom « Mgr de Ligonnès ».

En 1906, à Rome (Italie), il est proclamé évêque de Rodez et de Vabres. Il exercera cette fonction, jusqu’à son décès, en 1925, où il sera remplacé par Charles Challiol. Les archives diocésaines décrivent l’épiscopat de Mgr de Ligonnès comme « une période de vitalité religieuse qui voit l’éclosion d’instituts religieux et un grand élan missionnaire ».

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