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Devant le local de la miellerie intercommunale, rue de la rivière, les adhérents du rucher-école égaient leurs ruches. - © Le Progrès

Par Audrey Barat
Le 06 avril 2019

Avec l’arrivée du printemps, le rucher-école de Saint-Affrique met les bouchées doubles pour offrir à sa soixantaine d’adhérents, les clés pour prendre soin de ses ruches, et espérer récolter du bon miel. En une semaine, les apprentis apiculteurs ont eu droit à un cours théorique sur la biologie de l’abeille au lycée La Cazotte lundi 25 mars, et à un atelier « cire » le mercredi 27 mars. L’occasion de découvrir un nouvel équipement mis à disposition, une chaudière à cire.

Lundi 25 mars, la salle d’hippologie du lycée de la Cazotte était presque trop étroite pour accueillir la quarantaine de personnes venues assister à une conférence sur la biologie de l’abeille, animée par Gérard Parisot le président du rucher-école (et proviseur du lycée La Cazotte).

Un exposé précis sur cet insecte de 0,1g, capable de stocker la moitié de son poids en pollen, miellat, nectar et autres éléments qui lui permettent… de faire son miel. Gérard Parisot a rappelé « qu’une des particularités de l’abeille, c’est la sécrétion de son propre matériau de construction, la cire, qu’elle produit grâce à des glandes cirières, situées sous son abdomen. 100 grammes de cire permettent aux abeilles de bâtir 8.000 alvéoles hexagonales, la forme optimale qui permet d’optimiser l’espace ». C’est dans ces alvéoles que les abeilles installeront les larves, les œufs, stockeront le miel, le nectar et tout ce dont elles ont besoin pour faire vivre leur communauté tout au long de l’année.

Première mise en service de la chaudière à cire

Pour l’apiculteur, la cire est l’objet de soins attentionnés. C’est sur les bons conseils de Xavier Pouget et de Marjorie Massebiau, administrateurs du rucher-école, que les adhérents de l’association ont pu remettre leurs ruches en route. Pendant que certains nettoyaient et désinfectaient leurs ruches à la flamme d’un chalumeau, d’autres ôtaient la cire des anciens cadres, avant de la faire fondre dans une gamelle, pour en faire de nouvelles plaques de cire à l’aide du « gaufrier ». Mais nouveauté printanière, le rucher-école venait de recevoir un tout nouvel équipement : une chaudière à cire, qui facilitera le travail des apiculteurs.

Une fois la plaque de cire prête, l’étape suivante consiste à fixer la plaque sur les fils tendus des cadres. « Il faut faire chauffer les fils avec un transformateur, pour que la plaque se fixe. Ces cadres créent une amorce pour les abeilles, qui vont pouvoir construire de façon plus organisée. Sans les cadres, elles construiraient de travers, et en ouvrant la ruche pour accéder aux différents cadres de miel, de pollen, de couvain, pour chercher la reine ou récolter le miel, on détruirait tout », explique Xavier Pouget.

Dehors, quelques adhérents laissaient parler leur créativité, en donnant des couleurs à leurs ruches… Encore une après-midi conviviale, « où l’on rencontre des personnes d’horizons différents, et où on apprend de l’expérience des autres », résume avec un large sourire Chlöé, qui a commence à réaliser un des ses rêves, grâce au rucher-école.

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