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Dimanche 31 mars, près de 80 personnes ont manifesté leur soutien au Regroupement pédagogique intercommunal de St-Victor et du Truel. - ©Le Progrès

Par Benoît Garret
Le 04 avril 2019

« Il y a 3 ans, on se mobilisait contre une menace de suppression de poste d’enseignant. Là, on se bat pour obtenir un poste supplémentaire face à l’importante augmentation des effectifs à la rentrée 2019. »

En une phrase, dimanche 31 mars, dans la cour de l’école, le maire de Saint-Victor-et-Melvieu a résumé l’absurdité de la situation. En présence des enfants, des parents et des soutiens du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Saint-Victor-et-Melvieu et du Truel (près de 80 personnes), Jean Capel a rappelé le contexte qui illustre la vitalité du milieu rural.

Aujourd’hui, le RPI compte 35 élèves : 24 sont scolarisés à l’école de St-Victor en maternelle et 11 sont scolarisés au Truel du CP au CM2. Deux enfants rejoindront la maternelle après Pâques, ce qui portera à un total de 37 élèves (26 à St-Victor et 11 au Truel). Et surtout, à la rentrée de septembre 2019, les effectifs vont exploser avec 19 voire 20 nouveaux élèves, scolarisés pour l’essentiel sur l’école de St-Victor (41 à 42 élèves) et sur l’école du Truel (15 élèves).

Nous ne pouvons pas attendre septembre pour s’organiser.

En février, parents d’élèves et élus avaient ainsi déjà demandé l’ouverture d’un poste d’enseignant supplémentaire pour la rentrée de septembre 2019 (« Progrès » du 21 février). Ce à quoi l’inspection d’académie avait répondu qu’un recomptage serait fait… à la rentrée.

« Mais nous ne pouvons pas attendre septembre pour s’organiser » a indiqué Jean Capel, soutenu par le maire du Truel Jean-Pierre Alibert et les maires d’Ayssènes et des Costes-Gozon (communes associées au RPI).

Sur le plan matériel, il faut anticiper les travaux à réaliser pour accueillir au mieux les enfants, repenser le nombre d’Atsem, organiser le ramassage.

Parce que la petite école de St-Victor devrait accueillir à elle seule plus de 40 élèves, ce qui a été illustré ce dimanche 31 mars en y faisant rentrer tous les enfants arborant un numéro sur le ventre. Chacun a bien compris que ce serait vite intenable.

Des écoles qui participent à la vie des villages

Pour le moment, deux enseignantes interviennent sur le RPI, une à l’école de St-Victor et une à l’école du Truel. Emilie Bessière, représentante des parents d’élèves au conseil d’école et trésorière de l’Association des parents d’élèves, souligne tout de suite que les deux écoles sont distantes de 10 km, ce qui rend difficile « la répartition d’élèves entre les deux classes » et nécessaire d’ouvrir un nouveau poste d’enseignant pour prendre en charge les nouveaux élèves de maternelle : « Ce sont des enfants qui vont être là pendant plusieurs années. Cela participe à la vie de nos villages avec des couples qui ont construit, qui ont acheté des maisons sur place et qui s’y investissent. Ils travaillent souvent à l’extérieur. Si les conditions ne sont pas favorables pour scolariser leurs enfants, ils les mettront ailleurs et au bout d’un moment, ils déménageront. »

En résonnance avec l’actualité, Jean Capel a ajouté :

Aujourd’hui, dans le cadre du Grand débat national, on met en avant les territoires ruraux. Nous avons la chance de créer un poste pour répondre à un besoin. Saisissons-là ! 

Une réunion entre les élus des communes concernées et l’inspection d’académie devait avoir lieu dans la semaine.

 



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