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L’espace test de La Combe à St-Affrique est un exemple en matière de relance de la filière maraîchère. Ici, visité une délégation de Brive-la-Gaillard - © Le Progrès

Par Benoît Garret
Le 01 avril 2019

La couveuse maraîchère de la Combe, à Saint-Affrique, continue son développement. Si côté formation, tout semble fonctionner. Il reste un problème majeur à solutionner : mettre en place une réserve de terrains à proposer aux maraîchers formés pour leur permettre de s’installer localement.

Il y a 10 ans a germé l’idée de renouer avec la tradition maraîchère du territoire saint-affricain. C’est ainsi qu’est née la couveuse maraîchère. Ce dispositif précurseur au niveau national permet aux candidats de se former (en lien avec le lycée agricole La Cazotte), de lancer leur activité dans un environnement sécurisé (avec un accompagnement et un hébergement de leur entreprise à mi-chemin entre le statut de salarié et celui d’entrepreneur) et de développer leur culture sur un espace test agricole à St-Affrique (à La Combe, sur un terrain mis à disposition par le lycée agricole). Le premier « couvé » a été accueilli en 2016 dans le cadre de ce dispositif et il s’est installé à Montlaur (lire ici, les retours d’expérience de la couveuse).

Lors du dernier conseil de la communauté de communes du St-Affricain, Roquefort, Sept Vallons (mardi 12 mars), les élus ont validé une demande de financement pour mettre en place à proximité de l’espace test un bâtiment de stockage de 300 m2 pour y intégrer un bureau avec sanitaire, une chambre froide et une salle de lavage de légumes. Le tout pour un budget prévisionnel de 107.000 euros HT dont 50 % de DETR (aides de l’Etat) et 30 % d’aides régionales. 20 % restant en autofinancement à trouver par la communauté.

Pouvoir proposer des terres lors de la demande d’un futur maraîcher

Patrick Guénot, un des vice-présidents de la communauté, a fait remarquer que « pour l’instant, les personnes formées à la couveuse n’ont pas trouvé (à quelques exceptions) à s’installer sur le territoire intercommunal » : « Même si nous sommes aussi fautifs de ne pas avoir libéré de terrains, la question à se poser est : pourquoi n’irions-nous pas solliciter une aide auprès de la communauté de communes concernée ? Les 20 % d’autofinancement d’aujourd’hui pourraient se traduire en 10 %. On veut bien former toute la terre entière, mais la communauté de communes du St-Affricain ne peut pas financer pour toutes les autres intercommunalités. »

Le conseiller communautaire Michel Vergély a acquiescé en ce sens :

Si on avait eu du terrain à disposition, nous aurions pu installer deux couvés qui en ont demandé. Sur St-Izaire, nous avons la possibilité d’avoir 2 ha-2,5 ha de terrain. Il reste à savoir comment nous organisons cette réserve foncière pour pouvoir proposer des terres lors de la demande d’un futur maraîcher. Pour le moment, rien ne nous permet de faire ce genre d’opération.

Un inventaire des terrains disponibles

« C’est un vrai sujet » a réagi le président Fauconnier. « A Vabres, Michel Bernat avait soulevé cette question. Et nous avions convenu de faire l’inventaire des terrains disponibles. Il faut mettre en place une sorte d’office foncier avec une entité publique avec des biens publics et pour capter des terres privées. Point positif, nous recevons beaucoup de personnes qui viennent voir ce que nous avons mis en place. Preuve que nous allons dans la bonne direction. »

« Au Mialaguet (à la sortie de Vabres-l’Abbaye en direction d’Albi, de part et d’autre de la RD 999), est-ce que des terrains ne pourraient pas convenir ? » a demandé Jérôme Rouve. « C’est prévu, il manque un ou deux actes à signer pour avoir toute la maîtrise foncière » a répondu le président Alain Fauconnier.



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