photos/4299.jpg

Le chantier de mise en place du réseau chaleur bois de St-Affrique débutera le 1er avril, et durera six mois. - ©Le Progrès

Par Audrey Barat
Le 31 mars 2019

Lundi 1er avril, les travaux de la chaufferie collective biomasse de Saint-Affrique vont débuter, après deux années d’études techniques, de recherches de financement, et de commercialisation. Il faudra six mois pour que le réseau soit opérationnel, et fin prêt pour la prochaine saison hivernale. 5,5 kms de tranchée seront ouvertes entre l’hôpital et le lycée Jean Jaurès, pour installer les 11 km de tuyaux qui conduiront l’eau chauffée au bois jusqu’aux 34 points de livraison raccordés au réseau.

Ce grand chantier, « le dernier de la mandature », précise Alain Fauconnier, nécessite trois phases : la construction du bâtiment de la chaufferie, située derrière le cinéma, au niveau du parking St-Roch ; la réalisation de tranchées qui accueilleront les tuyaux ; et pour finir, la phase de raccordement et d’installation des équipements chez les abonnés. Déroulement du chantier

Les services de la ville, en lien avec le groupement "Société d’économie mixte Causses Energia - Dalkia" qui porte le projet, ont veillé à ce que ces travaux perturbent le moins possible la circulation, a indiqué Rémy Blazin, chargé d’affaires à la Sem.

Nous avons évité au maximum d’intervenir sur la voirie. Dès que c’est possible, les tranchées seront creusées sur les trottoirs ou les bas-côtés. Quand le réseau traversera une voie, comme ce sera le cas sur le boulevard Emile Borel ou au niveau du centre des pompiers, les travaux seront réalisés en demi-chaussée, avec un système de circulation par alternance.

Les travaux prévus aux abords des écoles et établissements scolaires se feront pendant les vacances. L’accès aux riverains sera maintenu.
« Le chantier débutera le 1er d’avril sur le parking St-Roch, avec les premiers coups de pelle pour l’enfouissement réseau, et la construction du local de la chaufferie, isolé phoniquement», comme l'a précisé Rémy Blazin.

Le silo de stockage des plaquettes bois sera également enterré, pour réduire de façon significative les nuisances sonores, qui est un sujet d’inquiétude pour les riverains.


« Cette première phase nécessite la fermeture de la piste cyclable, pendant le mois d’avril », précise Arnaud Sancet chef du service urbanisme de la ville de St-Affrique.
Au mois de mai, les travaux d’enfouissement progresseront jusqu’au secteur Sem Saca, vers le quartier de la Gare. L’été verra le démarrage du raccordement du réseau aux 34 points de livraison. « Il y a une grande diversité de profil chez les futurs clients du réseau chaleur bois. Des établissements publics comme l’hôpital, la cuisine centrale, la salle des fêtes, des établissements scolaires, le cinéma, la Biocoop, la résidence 1837, des logements sociaux, et des particuliers », se réjouit Rémy Blazin, chargé d’affaires à la Sem.

Entreprises lyonnaise et locales à la manœuvre

« Nous avons choisi de travailler au maximum avec des locaux, souligne Rémy Blazin, mais la plus grosse partie des travaux nécessitent des compétences très spécialisées, qui n’étaient pas présentes sur le territoire ». C’est donc une entreprise lyonnaise et sa quinzaine de salariés qui s’installeront pendant six mois sur la ville.
Une partie des travaux a été confiée à l’entreprise locale Sévigné, qui fera elle-même appel à l’entreprise Guipal en sous-traitance, pour un montant de 2.000.000 d’euros sur un total de 7.000.000 d’euros. « Ces deux entreprises ont récemment réalisé de gros travaux de ce genre, sur l’îlot Voltaire, et dans la rue des Tendes. Elles connaissent les rouages de la collectivité, et ont des équipes performantes qui communiquent efficacement avec le voisinage, pour que tout se passe le mieux possible », rappelle Laurent Tabutin, directeur général des services de la ville.

Des réunions publiques et une interlocutrice mairie

Face à un projet atypique, des questions arrivent déjà aux oreilles de l’équipe de la Sem. « Certains se demandent, à juste titre, pourquoi on opte pour une chaufferie au bois, alors qu’on interdit les feux de cheminée à Paris, raconte Rémy Blazin. Je leur réponds que ces deux systèmes de chauffage n’ont rien à voir. Qu’une cheminée à foyer ouvert a un rendement de 10 %, et produit de nombreuses micro-particules qui partent dans les airs.»

Sur une chaudière collective comme celle de St-Affrique, le rendement est de 90 %, soit l’équivalent de 30 poêles à bois, ou de trois cheminées à foyer ouvert, et chauffera l’équivalent de… 1.050 logements .


Il prévient également qu’à la fin des travaux, des tests d’étanchéité seront réalisés. « Cinquante points de soudure seront vérifiés avec un test radio de faible intensité. Mais le protocole exige l’installation d’un périmètre de sécurité, avec le logo « radioactivité », que l’on voit dans les centres de radiologie ou chez le dentiste. Même si ces tests sont sans danger, nous les ferons tôt le matin, ou tard le soir, pour prendre le plus de précautions possibles », précise Rémy Balzin.
Pour répondre aux questions des habitants tout au long des travaux, des référents quartier seront mis à contribution, en lien avec Chantal Carrière, attachée au cabinet du maire. Des réunions publiques seront organisées chaque mois, dès le 16 avril.



Recevoir notre Newsletter
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !