photos/4093.jpg

Les lycéens de François-Marty plantent des haies érosives, sous les yeux de Vincent Lavergnes. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 21 mars 2019

Le syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont a mené une action, dans le cadre du contrat Serène, pour limiter l’érosion d’une parcelle agricole, à la frontière entre la commune de Tizac et de Lunac, dans l’Ouest Aveyron.

La neige est attendue sur les coups de 16 h, ce mardi 22 janvier. Alors que les petites routes sont désertes, au milieu des communes de Vabre-Tizac, Tizac et Lunac, un bus est garé sur le bas-côté. Plus haut, sur la droite, on aperçoit une trentaine de personnes, sur une parcelle agricole, au milieu du bassin versant de la Serène. Ce dernier, situé dans l’Ouest Aveyron, fait 125 km² et touche dix communes pour environ 3 000 habitants.

Au milieu de la parcelle, le propriétaire, Serge Lacoste et plusieurs lycéens du lycée agricole François-Marty, situé dans la commune de Monteils, à proximité de Villefranche-de-Rouergue. Des membres du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont sont également présents comme un membre de l’association Arbres haies paysages d’Aveyron.

Un violent orage abîme la parcelle

S’ils sont tous réunis, ce jour, au sein de la parcelle de Serge Lacoste, c’est pour limiter l’érosion de ce terrain. En septembre 2015, un violent orage frappe l’ouest du département et la parcelle agricole de Serge Lacoste est lourdement touchée. Toute la terre coule vers le bas et s’étale sur la route mais également dans le cours d’eau situé plus bas. « Sur le secteur de la Serène, on a à la fois des pentes et des sols sensibles à l’érosion, explique Vincent Lavergnes, technicien du syndicat. Au niveau de la roche mère, on a du granit. C’est une pierre qui produit du sable, donc il y a un facteur naturel qui fait qu’on est déjà sensible à l’érosion. » Mais ce phénomène érosif est également dû à l’occupation du sol :

L’évolution agricole, que nous avons pu connaitre ces 50-60 dernières années, a amené des pratiques de travail du sol assez importantes. Du coup, nous avons des phénomènes qui ont été aggravés par l’action de l’homme.

Une logique gagnant-gagnant

Mais le technicien l’assure : « Nous ne sommes pas là pour faire le procès de l’évolution de l’agriculture. Mais nous devons trouver des solutions qui permettent à la fois de solidifier les exploitations agricoles dans leur pratique et de les pérenniser au niveau économique. Tout en préservant l’environnement. » Alors, le syndicat recherche des solutions qui conviennent à tout le monde. C’est le cas, sur l’exploitation de Serge Lacoste « où nous sommes dans une logique gagnant-gagnant ».

Dans leur démarche de sensibilisation, ils ont donc fait intervenir des lycéens pour participer à la plantation de haies anti-érosives sur la parcelle agricole : « D’un côté, nous avons un agriculteur qui va limiter l’érosion de son sol et de ses parcelles. Il conserve donc son capital sol. Et de l’autre côté, cela va être bénéfique pour les cours d’eau et le milieu aquatique puisque nous limitons les phénomènes de transfert (matière en suspension, minérale, organique, transfert de polluants…). »

Sur le bassin de la Serène, tout un tas d’études a démontré que les cours d’eau étaient très ensablés. « Les haies vont permettre de ralentir l’érosion, de couper le vent et de retenir la terre grâce à leur racinaire », explique Laura Fournier, de l’association Arbes haies paysages d’Aveyron.

Avec l’aide des lycéens, ils ont planté des haies sur les côtés et sur le bas de la parcelle.



Recevoir notre Newsletter
Commentaires
Ecrire un commentaire
1234
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Météo
Petites annonces

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !