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Ce jeudi 14 mars, à la maison d'arrêt de Rodez, les surveillants pénitentiaires étaient mobilisés pour la cinquième fois. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 14 mars 2019

Cinquième jour de blocage, ce jeudi 14 mars, à la maison d’arrêt de Rodez. Les surveillants sont toujours mobilisés.

« On en a ras-le-bol du laxisme du gouvernement. » Sylvain Grellier, délégué régional Horizon justice est mobilisé avec ses collègues depuis une semaine. Il dénonce les conditions dans lesquelles travaillent les surveillants pénitentiaires.

« C’est devenu banal »

Un constat partagé par Sarah B. secrétaire locale FO qui souhaite que « les aspects indemnitaire, sécuritaire et statutaire » soient repris. Et qu’il y ait « une reconnaissance de la pénibilité de notre métier ». « On demande à ce qu’ils écoutent les surveillants », précise le délégué Horizon justice. Pour cela, il souhaite voir leur statut reconnu en tant qu’agent de police judiciaire, pour pouvoir, notamment, procéder aux fouilles. « Pourquoi un agent de sécurité aurait le droit de palper à l’entrée d’un concert et pas nous dans une prison ? » Une question alors même qu’une des surveillantes de la maison d’arrêt de Rodez a été blessée, mercredi 13 mars, lors de la fouille d'un détenu. « C’est devenu banal, regrette Sylvain Grellier. On se fout des surveillants. On est de la chair à canon. »

Des avancées rapides

L’autre point évoqué est la liberté dont dispose les prisonniers, qui vont notamment avoir, prochainement, des combinés dans leur cellule. « Les prisons ne font plus peur. Et on ne donne plus l’autorité nécessaire aux surveillants. »

Pour Sylvain Grellier, le rythme n’est pas adapté, « le personnel enchaîne des services continus de douze heures. Les congés sont imposés… » Ce qui impacte la vie familiale des salariés. « Nous n’avons pas le droit de faire grève, donc nous nous mobilisons sur nos jours de repos », ajoute Sarah B.

Ce jeudi matin, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a rencontré les syndicats des surveillants pénitentiaires à la suite de la grogne du personnel depuis l’agression, dans l’Orne, de deux surveillants. Si rien n’a été indiqué sur l’aspect indemnitaire, des solutions pourraient voir le jour pour améliorer la sécurité du personnel pénitentiaire. Notamment avec des brigades cynophiles pour repérer tout armement explosif. Mais aussi certains points juridiques où la ministre se dirait prête à revoir des articles comme ceux qui concernent la fouille et les palpations.

Sylvain Grellier attend « des avancées rapides », sinon l’entente syndicale FO, Horizon Justice, CFDT, CGT, CFCT réitérera un blocage dès lundi. Il souhaite aussi que des propositions soient faites pour renforcer l’attractivité du métier. En attendant, le blocage sera levé ce vendredi 15 mars.



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