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La rénovation de Paul Lignon va obliger le RAF à avoir un stade de repli, quelle que soit l'issue de la saison. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 14 mars 2019

On le sait. Paul Lignon va être rénové, dés la fin de saison. Ce qui va obliger le RAF à jouer, ses matchs à domicile pendant un certain temps, à l’extérieur. Sans stade de repli, Rodez, en cas d’accession en Ligue 2, ne pourrait pas monter. Beaucoup se souviennent du cas Luzenac. Le point sur ce dossier avec Grégory Ursule, manager du club.

Où en êtes-vous au niveau des stades où le RAF pourrait évoluer, qu’il soit en national ou en Ligue 2 ? Quelles sont les pistes qui ont été mises de côté ?

On avait travaillé énormément sur le dossier stade l’an dernier. On avait visité énormément de stades. On a repris contact avec les différentes personnes. Le stade d’Albi, il n’est pas aux normes. Il y a trop de travaux à faire pour que l’on puisse jouer là-bas. Il faut occulter cette piste. Toulouse, il y a une délibération d’agglo, qui fait que le montant de la location est trop important. Pour une équipe hors agglo, le stadium, c’est 70 000 euros. Juste pour les clés, sans la sécurité, sans les hôtesses, les stadiers… Soit quasiment 100 000 euros par match. Montpellier, on a de bonnes relations avec le club. Donc, j’ai appelé directement Bruno Carotti, pour lui demander. Il m’a clairement dit qu’il n’y était pas favorable. Il y a la Coupe du Monde féminine, puis derrière, le championnat qui commence. L’an dernier, il avait eu un champignon, qui les avait pas mal embêtés. Vu qu’ils peuvent être européens, ils veulent avoir des conditions de jeu optimales. Istres, l’an dernier, n’avait pas eu la volonté de nous recevoir. Villeneuve-d’Ascq, c’est une possibilité, mais c’est moins proche que Bastia. Et il y a d’autres concurrents qui les sollicitent.

Quels stades restent-ils ?

Les dossiers que l’on avait poussés l’an dernier, c’était Gueugnon et Bastia. Actuellement, à Gueugnon, le stade n’est plus homologué. Chez eux, l’éclairage a été déclassé. Il faudrait donc qu’il le remette aux normes Ligue 2. Pour engager les travaux, ils voudraient avoir la certitude qu’on va venir chez eux. Aujourd’hui, on ne peut donner de certitudes à personne. L’autre qui montre un intérêt pour nous recevoir, avec Gueugnon, c’est Bastia. C’est donc un projet que l’on va étudier avec attention. Ça sera certainement la solution la mieux pour nous. En termes de coût, car c’est beaucoup moins cher. La location du stade à Gueugnon, c’est 15 000 euros. Dans les deux cas, on irait en avion. On l’avait budgétisé. C’était le même coût, pour l’un comme pour l’autre.

Avez-vous budgétisé le fait de ne pas jouer à domicile, par rapport aux supporters, aux partenaires ?

C’est une problématique. On a même projeté une perte d’exploitation dans notre dossier. Dû à l’absence de nos supporters et de nos partenaires. Après, on ne peut pas tout avoir. Soit on attend encore une année pour monter en Ligue 2, parce que notre stade sera fait. Mais qui nous dit déjà qu’on y sera en fin de saison, et qui nous dit qu’on pourra y prétendre l’an prochain ? Il y a un risque, mesuré, mais à prendre. Après, aujourd’hui, c’est difficile de définir une stratégie pour l’an prochain. Un, on n’est pas encore en Ligue 2. Deux, on a plein d’interrogation de savoir quel produit on aura dans notre nouveau stade. On travaille avec le service des sports de la mairie, pour savoir si on peut avoir des jauges graduées, selon l’avancement des travaux. Je ne vais pas vendre 7000 places, si je ne peux en commercialiser que 5000. Mais c’est des bons problèmes.

N’est-ce pas plus simple de faire des bus de supporters pour Gueugnon, que d’être à Bastia, avec le coût pour y aller en avion ?

Il y a autre chose à prendre en compte. Si tu joues à Gueugnon, Auxerre joue à domicile, Châteauroux joue à domicile. Clermont joue à domicile. Stratégiquement, il faut aussi faire des choix. A Bastia, tout le monde joue à l’extérieur. L’aspect sportif, il est primordial.

Financièrement, cela va impacter le budget du club, et donc le risque d'avoir des joueurs en moins ?

Oui, peut-être un peu. La stratégie, elle est simple. On veut répondre favorablement aux 6000 points de la licence club. Il y a ton stade dans lequel tu joueras, qui sera noté. Il y a le stade dans lequel tu seras en repli, qui sera noté aussi. Autant aller dans un stade qui répond à la licence club. Parce qu’il y a un million d’euros de recettes variables en plus ou en moins. En gros, c’est deux millions fixe, plus un million variable, quasiment. Soit tu fais avec deux, soit tu choisis d’avoir la licence club, et donc trois millions, tu prends un peu dessus, à cause des matchs à l’extérieur, mais tu as un différentiel pour être compétitif.



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