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Vendredi 15 mars, une réunion décisive réunira les élus locaux et la direction de Bosch, à Stuttgart (Allemagne). - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 13 mars 2019
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Le syndicat CGT Bosch a souhaité faire un point, ce mercredi 13 mars, sur la situation actuelle du site castonétois et de ses salariés mais également sur la réunion, du vendredi 15 mars, entre les élus locaux, des membres du gouvernement et la direction Bosch à Stuttgart (Allemagne).

Les salariés du site du parc d'activités de Cantaranne, à Onet-le-Château, se mobilisent et prévoient d’organiser une marche pour le développement de la filière automobile et des emplois, début avril, pour que « tout le monde s’unisse, indique Yannick Anglarès, secrétaire du syndicat CGT Bosch. À la fois les organisations syndicales de la filière automobile mais aussi les élus locaux de tout l’Aveyron, les parlementaires et la population. » Si l’usine Bosch ferme ses portes à Onet-le-Château, « ce serait une catastrophe économique pour le département », précise Yannick Anglarès.

Une réunion avec la direction

Des annonces alors même que ce vendredi 15 mars, une délégation composée de 18 élus (dont Jean-Pierre Floris, commissaire interministériel à la réindustrialisation, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser, Arnaud Viala, député, ou encore Christian Teyssèdre, président de Rodez Agglomération) se rend à Stuttgart (Allemagne) pour rencontrer la direction. Une rencontre à laquelle ne sont pas conviées les organisations syndicales. « C’est un mépris des salariés », peste Yannick Anglarès. Elles sont, néanmoins, invitées mardi 19 mars, à la mairie de Rodez, pour savoir ce qui a été dit. Pour le secrétaire syndical, cette rencontre pourrait bien être « une préparation psychologique des élus à une catastrophe économique… ».

Alors qu’au sein du site, la nouvelle ligne modernisée sera opérationnelle au mois d’avril, les effectifs se réduisent. De 1 543 il y a un mois au dernier Comité social et économique (CSE), les salariés de Bosch ne sont plus que 1 533. À la suite de l’accord de transition signé entre les organisations syndicales et la direction, en juillet 2018, le site castonétois ferme ses portes quatre à cinq jours par mois. Dès le mois d’avril, des premiers salariés vont être concernés par de l’activité partielle, qui aura des répercussions sur leur bulletin de salaire. Ceci, malgré l’aide de l’État mais aussi des employés qui financent cette activité partielle par une partie de leur prime d’intéressement. « On évalue à chaque jour chômé, 30 € de perdus par salarié », précise Yannick Anglarès.

« Si Bosch part de Rodez, c’est comme si Airbus partait de Toulouse »

Catherine Sarlandie de la Roberthie, préfète de l’Aveyron, a annoncé, ce mercredi 13 mars, à l’occasion de la présentation de la Semaine de l’industrie, que le dispositif Territoire d’industrie avait de gros enjeux pour « développer avec force l’industrie dans les territoires ». Pour le secrétaire syndical, il faut que « la filière automobile profite de ces fonds ».

Et de faire preuve « de patriotisme industriel » en englobant notamment les autres sociétés du département (Jinjiang Sam et Sogefi). « Nos trois entreprises ont les mêmes problématiques. Nous sommes tous touchés, de près ou de loin, par le diesel bashing. » Avant de dénoncer les choix stratégiques des constructeurs français, à savoir PSA et Renault « qui privilégient les pays low-cost au détriment des équipementiers localisés en France. Entre 2007 et 2008, ces deux groupes ont été sauvés par l’argent du contribuable. On demande donc un juste retour des choses », explique Yannick Anglarès. Dans ces demandes, le secrétaire syndical entend une augmentation des volumes de production. Mais aussi l’instauration de la vignette Crit’air 1 pour certains moteurs diesel « qui pourraient enrayer la chute du marché ». Ou encore un investissement de la part de Bosch de plusieurs millions d’euros :

Ils en ont les moyens. La France est le deuxième pays en termes de chiffres d’affaires de la société. Mais elle ne représente que 1 % des investissements.

Face aux diversifications annoncées et évoquées notamment lors de la visite, le 26 février, d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Yannick Anglarès constate que les appels d’offres pour l’horlogerie ou le projet insourcing ont été rejetés. « Si Bosch part de Rodez, c’est comme si Airbus partait de Toulouse. » Il espère donc, samedi 6 ou samedi 13 avril (la date n’est pas encore fixée) que l’Aveyron se mobilise pour pérenniser l’avenir du site.



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Commentaires

TPmgt 4th gen biomass

Le 13 mars 2019 à 18h56
Et pourtant une solution existe pour que les véhicules en particulier diesel,n'émettent plus aucune particules, c'est l'évidence même il suffit de récupérer les suies (dont les particules agglomérées à l'intérieur) et réutiliser ces substrats carbonés (autant de co2 solides non libérés dans l'atmosphère) pour filtrer les gaz venant de la biomasse de 4ème génération! Un résumé vidéo ci dessous! https://youtu.be/6OvT_wkhsfI

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