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David Gistau, délégué départemental de la CGT, revient sur la réunion auprès des membres de la CGT. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 12 mars 2019

Reçues ce mardi 12 mars, par Rémy Menassi, directeur des services du cabinet de la préfecture de l'Aveyron, les organisations syndicales des filières automobiles ont fait part de leurs inquiétudes.

À 13 h 45, ce mardi 12 mars, une délégation syndicale des différentes filières automobiles du département (Bosch, Jinjiang Sam, Sogefi) a été reçue, par Rémy Menassi, directeur des services du cabinet de la préfecture de l'Aveyron.

La transition écologique « fondamentale »

Lors de la rencontre, d’une durée d’un peu moins d’une heure, les représentants syndicaux, avec David Gistau en tête, délégué départemental de la CGT, ont exprimé leurs revendications. Et envisager de possibles solutions. Si l’usine Bosch, qui emploie plus de 1 500 salariés à Onet-le-Château, s’inquiète de l’avenir sombre des moteurs diesel, des sous-traitants tels Jinjiang Sam (Viviez) ou Sogefi (Marcillac) sont également touchés. « Nos conditions d’emploi se dégradent, confie Yang Shoua, représentant syndical Sogefi, spécialisé dans la fabrication de filtres à moteur. Nous sommes passés de plus de 200 salariés, en 2007, à 148 aujourd’hui. » Et de revendiquer « la reconnaissance du travail. Nous sommes l’entreprise qui gagne le moins (dans ce secteur d’activité) en Aveyron. Les salaires sont bas. C’est un emploi de plus en plus précaire. »

Pour David Gistau, « le gouvernement n’en fait pas assez sur la question de l’industrie automobile. Il y aurait besoin d’imposer aux constructeurs français (PSA, Renault) de pouvoir donner des volumes supplémentaires de production à nos entreprises aveyronnaises. » Il évoque des « millions de possibilités » via Opel, Citroën, Nissan, Mitsubishi, Toyota… Des solutions qui, pour le délégué départemental CGT, peuvent permettre de produire le temps de prendre en compte la transition écologique qui est « fondamentale. Mais le diesel d’aujourd’hui n’est pas celui d’il y a quelques années. »

Des réponses concrètes

L’autre point que la délégation syndicale a évoqué est celui du « besoin », en Aveyron, de disposer de véhicules pour se déplacer. « On n’a pas de transports en commun. » Avant de se pencher sur les visites des représentants de l’État au sein de l’usine castonétoise : « Ils font tous le constat de l’excellence, du fleuron industriel mais sans aucune réponse concrète. Et il est hors de question d’entendre parler de plans sociaux. On doit développer et pérenniser l’emploi sur un département comme le nôtre. » Sur le point de la diversification, évoqué par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, lors de sa visite chez Bosch, le 26 février, David Gistau répond :

On est preneur mais on ne devient pas fabricant d’injecteur pour les véhicules à fabricant d’horloge ou d’aéronautique du jour au lendemain. Les choses se font dans le temps. C’est pour cela que les constructeurs doivent nous donner des volumes supplémentaires pour permettre d’accompagner ces transitions et pérenniser nos sites industriels.

Une marche début avril

Enfin, la délégation a déploré, auprès de Rémy Menassi, la non-présence des organisations syndicales de Bosch (CGT, Sud Solidaires, CFE-CGC), à Stuttgart (Allemagne) lors de la rencontre entre la direction Bosch et les élus locaux. « C’est scandaleux que ceux qui représentent les salariés ne fassent pas partie du voyage », indique David Gistau.

La CGT prépare une marche, début avril, pour le développement de l’emploi et de l’industrie. Une marche qui se terminera devant l’usine Bosch et à laquelle David Gistau invite les autres organisations syndicales (Sud Solidaires et CFE-CGC), les élus locaux et les parlementaires à s’y joindre.



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