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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, lundi 11 mars. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 12 mars 2019

Une affaire d’harcèlement, de menaces de mort et de violences était jugée en comparution immédiate, lundi 11 mars, à la barre du tribunal de Rodez. Un dossier pour lequel, le prévenu, âgé de 39 ans, a écopé de 18 mois de prison ferme.

Connu de la justice avec 20 mentions au sein de son casier judiciaire, un homme de 39 ans était jugé, lundi 11 mars, après avoir harcelé son ex-compagne au point de dégrader ses conditions de vie.

Il la suit jusqu'à la gendarmerie

Les faits se sont déroulés du 1er au 8 mars, semaine durant laquelle le prévenu a envoyé pas moins de 378 SMS à son ex-compagne. Une partie en sera lue par le président Abdessamad Errabih. On aura alors droit à des messages injurieux, haineux et à caractère raciste. L’homme de 39 ans n’a pas supporté la séparation avec son ex-compagne et encore moins le fait de la voir aujourd’hui dans les bras d’un autre homme. Ce dernier se positionnera aussi en tant que partie civile après avoir eu droit, à son tour, à des messages injurieux. Un harcèlement qui sera poussé au point que le prévenu se rendra, à plusieurs reprises, au domicile de la victime mais également sur son lieu de travail. Une situation de crainte qui a poussé la jeune femme à aller déposer plainte au commissariat. Lieu où le prévenu l'avait également suivi et où les gendarmes l'ont interpellé.

18 mois de prison ferme

Lors de l’audience, l’individu est une pile électrique qui dédramatise la plupart des faits. Un moulin à paroles qui explique que son ex-compagne lui aurait volé de l’argent et qu’il était « fou amoureux ». Une situation qui laisse l’impression, au président qu’il se positionne en tant que victime.

La substitute du procureur de la République, Fanny Moles, soulignera le caractère injurieux et menaçant des messages mais aussi le désamour du prévenu envers les femmes. Elle requiert dix mois de prison assorti d’un maintien en détention et d’un suivi socio-judiciaire durant cinq ans. Mais aussi une obligation de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes.

Si la défense et Me Cordero sollicitent l’aménagement de peine après avoir donné l’avis des psychiatres qui évoquent un individu « qui n’est pas dangereux », le tribunal le condamne à 18 mois de prison ferme avec maintien en détention et un suivi socio-judiciaire de cinq ans. À cela s’ajoute l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes, l’interdiction de fréquenter des débits de boissons et 500 € à régler, à son ex-compagne, au titre du préjudice moral qu’elle a subi.



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