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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, ce lundi 11 mars. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 11 mars 2019

Un homme de 38 ans faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce lundi 11 mars, pour avoir insulté des gendarmes à Villefranche-de-Rouergue. Il fait également état d’une deuxième affaire qui sera jugée prochainement par un tribunal de l’Hérault. L’individu est sorti de la prison d’Eysse (Lot-et-Garonne) le 18 février dernier.

C’est un homme blessé, en béquilles, qui s’est présenté à la barre du tribunal de Rodez, ce lundi 11 mars. Et pour cause, trois hommes de la communauté des gens du voyage, comme lui, lui aurait porté atteinte ces derniers jours, à Sète (Hérault). Après une bagarre, ces derniers auraient ouvert le feu sur lui au niveau de la jambe et du dos. Mais ce n’est pas pour cette affaire (transférée au tribunal de l’Hérault) que l’homme était jugé, ce lundi.

« Je suis Al Capone »

Mardi 5 mars, aux alentours de 2 h 20, l’individu, domicilié à Villefranche-de-Rouergue, appelle les gendarmes pour qu’ils lui viennent en aide. Il dit se sentir menacé. Trois hommes (ceux cités plus haut) se seraient présentés à son domicile pour le menacer, lui et sa famille, avant d’ouvrir le feu. À son tour, il saisit sa carabine et tire vers l’extérieur. Des riverains ont également alerté les forces de l’ordre après avoir entendu un coup de feu. Mais pas deux. Et aucun d’entre eux n’a vu les trois hommes en question. Les caméras de surveillance ne permettront pas non plus aux enquêteurs de repérer ces individus.

Et lorsque les gendarmes arrivent sur place, l’homme alcoolisé remet son arme calmement avant de « péter les plombs ». Il insulte les gendarmes, saisi une cocotte minute et la lance en leur direction. Devant l’hystérie de l’individu, sa mère intervient et conseille aux deux gendarmes de sortir pour éviter que cela ne s’envenime. Ce qu’ils font. C’était sans compter sur le deuxième appel reçu durant lequel le prévenu n’a pas manqué de les insulter à plusieurs reprises et de les menacer de mort : « Je tire sur tout le monde. Je suis Al Capone. Je vous tire dessus à la kalach. J’ai des armes pires que vous. » Et de faire allusion à Mohamed Merah : « J’ai des c…….. Vous avez vu ce qu’a fait Mohamed Merah. J’ai fait pire. » Des propos que l’intéressé, à la barre, dit ne pas se souvenir en raison de son état d’ébriété mais regrette.

Une balle dans la jambe et au niveau du dos

Les forces de l’ordre reviendront vers 6 h du matin pour interpeller le prévenu  mais l’homme de 38 ans est parti, avec femme et enfants, à Sète (Hérault). Une ville où les trois individus l’auraient retrouvé alors qu’il logeait avec sa femme et ses enfants, dans une caravane. Une bagarre éclate et le prévenu reçoit un coup de feu au niveau de la jambe et du dos. Après avoir reçu les premiers soins, il décide de retourner à Villefranche-de-Rouergue où il préviendra les gendarmes de son retour. Cette deuxième affaire sera donc étudiée dans un tribunal de l’Hérault.

Avec 28 mentions dans son casier judiciaire, le prévenu a commis l’ensemble de ces faits alors qu’il était en état de récidive légale et qu’il faisait l’objet d’une interdiction de port d’armes. La substitute du procureur de la République, Fanny Moles, a décrit un homme qui « n’a pas les codes pour vivre en société » et qu’il fallait donc « le mettre à l’écart pour qu’il se calme ». Elle a requis un an de prison ferme avec maintien en détention et interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Le tribunal prononcera une peine de dix mois avec maintien en détention et l’interdiction de porter une arme durant cinq ans. Se décrivant « en danger, vraiment », l’individu a remercié « de tout cœur » les magistrats.



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