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Le président, Pierre Olivier Murat est serein, pour la fin de saison. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 11 mars 2019

Le président, Pierre-Olivier Murat se confie sur la fin de saison des féminines, qui jouent le maintien en D1, et sur celle des garçons, qui jouent la montée en Ligue 2.

Ce dimanche, les féminines du Rodez Aveyron Football jouaient contre Soyaux, en match en retard. C’était un peu un match couperet, en vue du maintien. Elles ont fait le nul, et prennent un point. Il y a des regrets sur cette rencontre, où elles auraient pu s’imposer ?

Le match, il ressemble à toute la saison. Tu as quelques occasions où tu manques de justesse technique à la fin. Globalement, tu manques de justesse technique, c’est à l’image de la saison.

Il reste cinq matchs aux filles. L’opération maintien est enclenchée. Qu’est-ce que vous leur dîtes quand vous allez aux vestiaires après les matchs, car dans les têtes, ça ne doit pas être simple ?

Dans les têtes, c’est compliqué quand tu es dans cette situation. Il ne faut pas lâcher, on ne sait jamais. Le foot, ça va vite. Il n’y a qu’à voir, cette semaine en Ligue des Champions, où Madrid se fait sortir, personne n’y croit, tout comme Paris… Il ne faut pas lâcher tant que mathématiquement, ce n’est pas fait. Comme pour les garçons, en National. 

N’avez-vous pas le sentiment, depuis quelques saisons, que l’écart s’est resserré. Avant, il y avait trois ou quatre grosses équipes en haut, et deux clubs largement distancés en bas. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus serré, notamment pour le maintien.

On sait où la D1 féminine va. À partir du moment où les clubs de Ligue 1 masculin mettent les moyens dans les filles, c’est très compliqué de pouvoir faire jeu égal avec ses équipes.

Cela veut dire, qu’à terme, des équipes comme Rodez, n’auront plus les capacités d’évoluer en D1, sans moyen supplémentaire ?

Ça peut le faire, avec une formation, un peu à l’image des garçons. C’est-à-dire, si tu arrives à avoir toujours, quatre, cinq, six filles de ta formation dans l’équipe première, tu peux y arriver. S’il faut que tu fasses une équipe complète, c’est compliqué.

Si les filles venaient à descendre en D2 en fin de saison, seraient-elles toujours gérées par la SASP (société anonyme sportive professionnelle) du club ?

Oui, cela ne change rien. Elles seront toujours à la SASP et on construira une équipe compétitive pour rejouer la montée.

On va maintenant évoquer les garçons. Depuis vendredi soir, l’équipe est leader de National, après sa victoire contre Pau, 2 à 0. Récemment, vous aviez dit, que pour vous, le gros coup, ça avait été d’aller s’imposer sur la pelouse de la lanterne rouge, Drancy. Une équipe qui vous a donné raison puisqu’elle s’est imposée face à Chambly, 3 à 0…

Je l’ai dit avant que Chambly chute là-bas. Des fois, on me prend un peu pour un fou. J’ai dit que le match le plus dur des trois que l’on avait gagné dans la même semaine, c’était Drancy. Car Drancy, c’est très très compliqué d’aller gagner chez eux. Je disais que si on était capable de faire des matchs d’hommes, avec la solidarité qu’on a, la générosité, cette cohésion, on peut aller au bout. Je disais que c’était le match le plus dur que l’on avait à négocier dans cette semaine à trois matchs. Et au vu du résultat de Chambly, j’avais raison.

Justement, sur cette semaine à trois matchs, Rodez a pris 9 points, soit le maximum. Cela fait bien longtemps que ça n’était pas arrivé…

Moi, je ne m’en souviens pas. Ça prouve aussi que l’on sait faire. Après, la question, c’est de savoir combien tu peux enchaîner de victoires : deux, trois, quatre, cinq… Aujourd’hui, moi, cette équipe, elle me régale. Parce que l’on montre une abnégation, une solidarité, une générosité. Enfin, on joue des matchs d’hommes. J’insiste là-dessus, car notre point fort, c’est ça. Le seul truc qui peut nous arriver, c’est de faire des choses qui ne nous ressemblent pas. Se prendre pour d’autres. Si on continue à être très solidaire, très organisé, avec la générosité que l’on met, on a toutes les armes pour aller en Ligue 2. Si on commence à s’inventer des qualités que l’on n’a pas, ça ne sera peut-être pas bon.



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