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Des bulles géantes pour le rassemblement mensuel « Nous voulons des coquelicots » contre les pesticides, vendredi 1er mars. - ©Le Progrès

Par Audrey Barat
Le 07 mars 2019
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Comme tous les premiers vendredis du mois, le collectif saint-affricain de l’appel national « Nous voulons des coquelicots », qui demande la fin de l’utilisation des pesticides de synthèse, a tenu un rassemblement devant la mairie de Saint-Affrique. Le 1er mars, une trentaine de personnes a répondu présent, et a profité d’un ballet de bulles géantes qui se sont élevées dans le ciel.

Cécile Blanche, une des forces vives du groupe local, a fait le bilan des actions menées par ce mouvement national, lancé par le journaliste écologiste Fabrice Nicolino.

649 rassemblements comme le nôtre ont lieu dans toute la France. 536.882 signatures sont comptabilisées, auxquelles il faut rajouter les 250 signatures récoltées sur le Saint-Affricain.

L’objectif étant d’atteindre les 5 millions de signatures d’ici 2020, le groupe saint-affricain s’active pour diffuser l’appel. « Des permanences sont assurées sur le marché ou dans des magasins comme Biocoop. Et nous lançons une campagne d’affichage dans tous les villages alentours », explique Cécile Blanche en invitant les bonnes volontés à récupérer des affiches. Le groupe participera également à la semaine pour les alternatives aux pesticides, qui se déroulerara du 20 au 30 mars.

Le conseil municipal interpellé

D’autres avancées ont été présentées, comme l’exportation du mouvement hors des frontières de la France. « Le mouvement a essaimé en Belgique, sous l’impulsion d’Olivier de Shcutter », professeur de droit et ancien rapporteur pour le droit à l’alimentation à l’ONU, explique Cécile Blanche. 

Autre bonne nouvelle pour les militants anti-pesticides, rapportée par Cécile Blanche, une décision du de Brest "qui a voté pour que la ville rejoigne l’appel des coquelicots, soutient les victimes de maladies professionnelles, demande au gouvernement et à l’Assemblée nationale d’accélérer les mesures d’accompagnement des agriculteurs, dans la mutation de leur modèle de production agricole, afin de permettre une juste rémunération de leur travail et une sortie rapide et effective des pesticides de synthèse.

On pourrait peut-être demander à nos élus, à notre maire et à notre conseil municipal d’avoir une démarche similaire… 

Fleurir la France

Le collectif national « Nous voulons des coquelicots » continue d’imaginer des actions symboliques, comme « Fleurir la France ». « L’idée est de semer des fleurs autour des arbres, dans les espaces publics. Il faut trouver des semences, et réfléchir où on pourrait les implanter », propose Cécile Blanche, avant de clôturer le rassemblement avec un conte aborigène, de circonstance.

« Avant le temps du rêve, on vivait heureux en Australie… Les gens dansaient, se racontaient des histoires autour du feu.. Il faisait tellement bon vivre, que même le Dieu Bayamé lui-même est venu s’installer près des hommes… Mais un beau jour, les choses se sont gâtées…Celui qui avait beaucoup de gibier ne partageait plus avec les moins chanceux. Celui qui avait deux lances, se moquait de celui qui n’en avait qu’une… De fil en aiguille, l’ambiance est devenue lourde, triste… Alors le dieu Bayamé est parti loin, sur une montagne. Et quand il est parti, les oiseaux ont suivi. Puis les insectes… puis les fleurs… Et quand il n’y a plus eu de fleurs, les arbres ont dépéri… la terre s’est transformée en désert… Les chamans ont repris les choses en main, et sont partis retrouver le Dieu Bayamé, pour implorer son aide, et redonner vie à leur village… »

 

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