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L'affaire a été jugée au tribunal correctionnel, ce mercredi 6 mars. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 07 mars 2019

Les jeunes hommes ont tous nié vendre des produits stupéfiants, bien qu’ils soient consommateurs. Ils ont malgré tout bel et bien été condamnés.

S’ils ont tous reconnu consommer et acheter plusieurs grammes de résine de cannabis, les cinq prévenus, à la barre du tribunal de Rodez, ce mercredi 6 mars, ont également tous contesté la cession de produits stupéfiants.

Il « bombarde » tout Rodez

C’est un témoignage anonyme donné à la police, fin 2017, qui a permis d’ouvrir une enquête auprès d’un éventuel réseau de trafic de stupéfiants au sein du quartier des Quatre-Saisons à Onet-le-Chateau. Un informateur fera également passer, le 11 septembre 2017, une série de photos sans que les enquêteurs puissent déterminer une infraction à la réception de ces clichés.

Durant l’audience, à tour de rôle, les prévenus contestent mener un trafic mais avouent consommer et détenir de temps en temps des produits stupéfiants et « se dépanner entre eux ».

Si le témoignage anonyme indique qu’un des prévenus « bombarde » tout Rodez de produits stupéfiants, l’individu concerné, âgé de 19 ans, dit ne pas comprendre ces accusations.

Trois mois fermes

L’un des prévenus, considéré comme le « cerveau » de ce trafic, comparaît alors qu’il est actuellement incarcéré pour « parachutage » de téléphones à la prison de Druelle. Il explique aux magistrats être « choqué » par la lecture du dossier et les faits reprochés. « C’est entièrement faux. »

Lors de ces réquisitions, Bernard Salvador, procureur de la République, a requis pour le « cerveau » cinq à six mois d’emprisonnement assorti d’un sursis. Trois mois pour son petit-frère. Quarante jours-amendes à 10 € pour le troisième prévenu et cent quarante heures de travaux d’intérêt général pour le quatrième. Enfin, pour le dernier, considéré comme celui qui « bombardait » de produits stupéfiants le Grand Rodez et déjà connu de la justice, le procureur a requis six mois de prison assorti de trois mois de sursis.

Finalement, le tribunal a prononcé une peine de quatre-vingt-dix jours-amendes à hauteur de 8 € pour le « cerveau », cent quarante heures de travaux d’intérêt général pour son petit-frère. Quarante jours-amendes à 10 € pour le troisième, trente jours-amendes de 10 € pour le quatrième. Et trois mois de prison ferme pour le dernier.



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