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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, ce vendredi 22 février. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 22 février 2019

Un homme de 34 ans faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce vendredi 22 février, après avoir conduit dans les rues de Decazeville et Viviez… en kart.

Un jeune père de famille était à la barre du tribunal de Rodez, ce vendredi 22 février, après avoir conduit, dimanche 17 et mercredi 20 février, un kart dans les rues de Decazeville et Viviez. Et, par la même occasion, mis en danger la vie d’autrui puisqu'une dame s’est portée partie civile après avoir dû freiner en urgence pour éviter le kart.

Il ne possède pas le permis de conduire

De l’avis de plusieurs témoins, dont les gendarmes qui ont voulu interpeller le pilote, ce dernier roulait à vive allure et zigzaguait sur la chaussée. Les forces de l’ordre expliquent que l’individu, au volant du kart, a pris la fuite après leur avoir foncé dessus et refusé d’obtempérer. Il perdra le contrôle de son véhicule un peu plus loin après une course folle dans laquelle il aurait failli renverser deux personnes âgées qui ont dû se jeter sur le bas côté.

Une version contestée par le prévenu qui nie avoir conduit son kart le 17 février, mais aussi avoir pris la fuite. Il explique ne pas avoir vu les gyrophares du fait de sa position très basse dans le kart, ni les sirènes et sommations en raison du bruit important du moteur de l’engin.

Concernant les faits du 17 février, le prévenu, qui ne possède pas le permis, explique que ce n’était pas lui : « Il y a plusieurs karts qui roulent à Viviez. Renseignez-vous. Mais la police ne m’aime pas », explique le prévenu qui confiait, lors de son interpellation, ne pas comprendre pourquoi il était interpellé. Un avis qu’il exprime à nouveau à la barre : « Je ne pensais pas que ça allait prendre autant d’ampleur ». Sous le coup de deux sursis, il a encore des peines fermes à aménager.

28 mentions au casier judiciaire

Devant les faits et les déclarations du prévenu, Frédéric Coulomb, substitut du procureur de la République, confie : « L’audience aura au moins une vertu, celle d’apprendre qu’il y a plusieurs kartings à Viviez. C’est Mario Kart en grandeur nature avec Mario, Luigi, Bowser et le prévenu. Et on se jette des bananes. Mais il (le prévenu) ne peut pas se permettre cela au vu de son casier judiciaire. »

On compte 28 mentions en 14 ans « soit deux par an sans compter les périodes de détention », précise Frédéric Coulomb. Et de relater les faits avec « au moins trois utilisations du kart ». Il requiert dix mois d’emprisonnement avec maintien en détention et la révocation des deux sursis (deux et trois mois). Mais également la confiscation du kart.

Me Gosset, représentant la défense, a plaidé en sollicitant la relaxe pour les faits du 17 février devant l’absence de preuves. Une demande que suivra le tribunal mais qui déclarera l’individu coupable pour les faits du 20 février le condamnant à cinq mois d’emprisonnement et la révocation totale des deux sursis. Donc dix mois avec maintien en détention. Et la confiscation du kart.



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