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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, ce mercredi 20 février. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 20 février 2019

Un homme de 27 ans, domicilié à Millau, faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce mercredi 20 février, après avoir menacé de mort plusieurs gendarmes, jeudi 14 et mardi 19 février.

Dans le box de la salle d’audience du tribunal de Rodez, un homme de 27 ans était jugé pour avoir, le 14 février, appelé le standard de la gendarmerie de Millau et menacé de mort un de ses gendarmes ainsi que sa famille.

Quatre gendarmes se sont constitués partie civile

Les forces de l’ordre ont alors remonté la trace de l’appel et ont retrouvé l’homme en question, mardi 19 février, malgré la puce téléphonique cassée après l’appel. Lors de la perquisition de son domicile, où les enquêteurs mettront la main sur de l’ecstasy et du cannabis, le prévenu récidive en menaçant de mort deux autres gendarmes. Ces derniers, à la barre, expliquent avoir rarement, durant leur carrière, pris l’initiative de porter plainte. Mais épuisés et inquiets face aux menaces et aux insultes, quatre d’entre eux se sont constitués partie civile.

Lors de sa première audition, le prévenu, tout juste sorti de prison (le 23 septembre), prétend que la ligne téléphonique en question n’est pas la sienne malgré le rapport de l’opérateur mobile. Avant de décider de garder le silence devant les enquêteurs. Une décision qu’il poursuivra, ce mercredi 20 février, face aux magistrats.

Risque majeur de récidive

Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur de la République, Frédéric Coulomb, a souligné les menaces « gratuites de façon bête et méchante » du prévenu. Et de préciser que s’il se retrouve dans ce box « c’est entièrement de sa faute ». Avant de mentionner le casier judiciaire qui porte une dizaine de mentions et de pointer du doigt la consommation excessive d’alcool et de drogues dont fait usage le prévenu. Devant « le risque majeur de récidive », Frédéric Coulomb requiert dix mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Le tribunal prononcera une peine de huit mois de prison assortie d’un mandat de dépôt. Le jeune homme devra également rémunérer les gendarmes à hauteur de 900 € pour trois d’entre eux et 500 € pour le quatrième au titre des dommages et intérêts.



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