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La délégation FDSEA a souhaité vérifier la provenance de la viande proposée dans les enseignes nationales. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 20 février 2019

Mardi 19 février, les syndicats FDSEA et JA se sont rendus dans deux établissements de restauration du Grand Rodez. Ceci, dans le but de vérifier la provenance de la viande proposée à la carte de ces enseignes nationales. La Fédération nationale bovine se mobilise pour exiger des grandes surfaces qu’elles proposent et mettent en avant la viande française. Aujourd’hui, globalement, c’est chose faite. Maintenant, c’est au tour restauration hors foyer ou plus précisément des enseignes de restauration rapide où la part de viandes importée demeure aux alentours de 70 % ! « Par exemple, le steak pour burger a connu en 2017 une croissance de + 9 % et en même temps, l’importation en France de viande bovine est également en croissance de + 4%. Clairement, cet import de viande bovine est dirigé vers le secteur de la RHD qui continue à privilégier la viande d’origine étrangère » explique Valérie Imbert, présidente présidente de la section bovine de la FDSEA

La Fédération nationale bovine a saisi par courrier 36 enseignes nationales

Le but de la Fédération nationale bovine était d'organiser des rencontres avec chacune des enseignes nationales pour obtenir des informations sur leurs stratégies d’approvisionnement (volumes, prix, origine,…). Dans un communiqué, les syndicats agricoles FDSEA et JA dénoncent « la part de viandes importée qui demeure aux alentours de 70 % dans les enseignes de restauration rapide. Par exemple, le steak pour burger a connu en 2017 une croissance de + 9 % et en même temps, l’importation en France de viande bovine est également en croissance de + 4%. »  

C'est ainsi, que mardi 19 février, les syndicats FDSEA et JA se sont rendus dans deux enseignes pour vérifier la provenance de la viande proposée.  «  On souhaitait rappeler les enjeux pour les consommateurs : qualité, traçabilité, emploi, environnement, bien-être animal,… 17 opérateurs ont répondu, mais d’autres, malgré les relances, continuent de faire la sourde oreille » souligne Valérie Imbert, responsable syndicale de la FDSEA. Avant de préciser :

La loi Alimentation interdit désormais la commercialisation en France des produits alimentaires qui ne répondent pas à la réglementation européenne (alimentation animale, produits vétérinaires et phytosanitaires, traçabilité,…).

Pour toutes ces raisons, la FDSEA a décidé d’aller jeter son grain de sel dans certaines cuisines. « Aujourd'hui nous venons rendre visite à deux enseignes nationales, afin de montrer notre détermination . Nous souhaitons avoir des réponses de la part des responsables du site ruthénois » ajoute Valérie Imbert qui avait convié la presse à l'échange.

Une consommation toujours active, mais une hausse des imports

Dans son analyse, la Fédération nationale pense que contrairement aux informations qui circulent sur la « déconsommation » de viandes, les Français continuent de manger de la viande bovine. Une consommation qui s’accompagnent d’une augmentation des importations de viande bovine en France en 2018, + 3% en bilan annuel par rapport à 2017 et prioritairement vers le secteur de la restauration hors domicile.

La vente du burger dépasse celle du traditionnel jambon-beurre

Les enjeux de la mise en avant des viandes françaises sont multiples. La filière française constate que pour la première fois en 2017, les ventes de burger ont dépassé celles du traditionnel jambon-beurre. Les Français mangent de plus en plus hors de chez eux, surtout le midi. « Comme à la maison, quand on mange à l'extérieur, on doit demander la provenance de la viande, estime René Debons, agriculteur, éleveur qui va animer le stand Aveyron au salon de l'Agriculture. Au restaurant, au self, à la cantine, n’importons pas la viande bovine que nous ne voulons pas dans notre assiette » souhaite René Debons.

Rencontre avec une enseigne nationale

Thomas Paderno, directeur du Buffalo Grill Rodez, a reçu la délégation départementale « À l'extérieur du restaurant pour ne pas déranger la clientèle » a-t-il souhaité. Valérie Imbert a dans un premier temps informé Thomas Paderno des raisons de la visite pour faire la transparence sur l’origine et le prix des viandes consommées en restauration hors domicile. « La viande bovine importée répond à des standards sanitaires, sociaux et environnementaux bien différents de ceux des viandes françaises et c'est là où nous ne sommes pas d'accord » précise la délégation. Thomas Paderno s'est voulu rassurant, affirmant que la viande bovine proposée à sa clientèle est d'origine européenne (Italie, Allemagne, Pays-Bas...) et qu'en viande locale, le faux-filet servi est une viande aveyronnaise sur des actions ponctuelles. « On ne sert pas de viande bovine d’Amérique du sud. Le client peut voir à l'entrée de l'établissement l'origine de nos viandes. Quant aux commandes, c'est la centrale d'achat qui en est chargée » informe-t-il.

En fin d'entretien, la FDSEA a demandé à visiter le stockage et la traçabilité de l'enseigne qui sert entre 4 000 et 5 000 repas par mois. « Nous n'avons rien à cacher, il est 12 h 30, aussi pour ne pas perturber le service, seule une petite délégation peut entrer dans notre réserve », a précisé le directeur de l'enseigne. À l'issue de cet entretien, la délégation s'est rendue dans une deuxième enseigne où ils n'ont pas eu accès au stockage et donc constater l'origine de la viande vendue.



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