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Les syndicats s’inquiètent pour l’avenir des classes dans le monde rural. - © École polytechnique - J.Barande

Par Aurélien Gares
Le 12 février 2019

On en sait plus sur la carte scolaire qui s’appliquera à la rentrée prochaine. Si l’Aveyron ne connaitra pas de fermeture d’école, elle perd en revanche cinq postes.

On en sait plus sur la carte scolaire qui s’appliquera à la rentrée prochaine. Si l’Aveyron ne connaitra pas de fermeture d’école, elle perd en revanche cinq postes.

Alors que devait se tenir, ce mardi 12 février, le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), les organisations syndicales ont décidé de le boycotter. Elles déplorent les délais trop courts des instances programmées : «  Moins d’une semaine. Cela dans le but d’empêcher toute mobilisation, que ce soit des parents ou des élus », précise Stéphanie Massol, co-présidente du syndicat SNUipp-FSU. Le CDEN est donc reporté au jeudi 21 février.

La prochaine rentrée scolaire s’effectuera, également, avec environ 400 élèves en moins dans les classes aveyronnaises. « Par rapport à cette baisse démographique, on aurait dû avoir une perte de poste plus importante que celle annoncée (six postes) », rapporte Stéphanie Massol. Un poste supplémentaire a été accordé du fait de la convention ruralité signée par le département de l’Aveyron. Ce qui ramène le chiffre à cinq.

L’inquiétude du monde rural

Si la baisse du nombre d’élèves « devrait être l’occasion » pour les enseignants « de faire du qualitatif, cela devrait aussi permettre de prendre en compte des situations de classes de plus en plus difficiles, complexes, du fait de la dégradation des conditions économiques et sociales y compris dans les territoires ruraux ».  Les syndicats s’inquiètent, en regardant la carte scolaire, des priorités affichées. « Il y a une augmentation des classes uniques avec des effectifs chargés. Et des fermetures de postes sur des petites écoles avec des effectifs constants ou même quelquefois en hausse. Dans les faits on a du mal à se rendre compte de la protection rurale. » Et de dénoncer « les lois qui prévoient de regrouper les écoles primaires avec les établissements du secondaire. Derrière cette mutualisation de moyens, il y a une réalité économique. Au détriment de l’apprentissage des élèves et du monde rural. »

Les écoles impactées

Un poste en plus : l’école maternelle Chantefable à Capdenac-Gare ; Dédoublement des CE1 en Réseau d’éducation prioritaire (REP) : l’école Marie-Curie à Firmi, Jean-Macé à Decazeville et Jean-Boudou à Aubin.

Un demi-poste en plus : l’école Jean-Laroche à Onet-le-Château ; Jean-Bouyssou à Najac ; l’école de Morlhon-le-Haut ; Franck-Brinsolaro à Saint-Beauzély.

Un poste en moins : l’école Pierre-Riols à Capdenac-Gare ; Quatre-Vents à Lestrade-et-Thouels ; Du Causse à La Capelle-Balaguier ; l’école primaire de Saint-Amans-des-Cots ; Jacques-Prévert à Luc-la-Primaube ; Bruéjouls à Clairvaux-d’Aveyron ; l’école primaire de Pont-de-Salars ; de Martiel ; Edouard-Alfred-Martel de Millau.

Un demi-poste en moins : l’école les Genêts à Onet-le-Château ; Jean-Carbonel à Therondels ; Soulages-Bonneval ; Rebourguil ; Sébrazac ; Aux papillons à Estaing ; La Vitarelle à Montpeyroux ; François-Fabié à Durenque ; Lavernhe à Manhac ; Moyrazès ; Asprières ; les Regroupements pédagogiques intercommunaux de Sénergues et Saint-Félix-de-Lunel ; Cardabelles à Saint-Rome-de-Cernon ; l’école maternelle en REP Le Sailhenc à Decazeville.



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