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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, ce lundi 11 février. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 11 février 2019

Un homme de 33 ans faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce lundi 11 février, pour avoir commis, en état de récidive légale, des dégradations dans la cellule de dégrisement, pour ivresse publique mais également pour des violences volontaires.

Lorsque le tribunal a prononcé sa peine de deux ans de prison ferme, l’homme de 33 ans, originaire de Paris, a fait de nombreux esclandres : « Vous êtes sérieuse ? Chapeau madame », s’adressant à la présidente du tribunal tout en applaudissant.

Alors qu’il passe une soirée, vendredi 8 février, avec sa compagne et une amie de celle-ci, cette dernière appelle les fonctionnaires de police pour des menaces. Interpellé par les forces de l’ordre en état d’ivresse sur la voie publique, l’individu est placé en cellule de dégrisement. À l’intérieur, il casse la caméra pour avoir plus d’intimité mais aussi la lumière pour « pouvoir dormir ». Et lorsque les fonctionnaires entrent dans la cellule, il le trouve avec les mains en sang et son prénom, inscrit au mur, avec son sang. Interrogé par la présidente sur ces faits, il ne sait pas pourquoi il a agit de la sorte : « J’étais bourré. »

Aspergé de gaz lacrymogène

Originaire de Paris, il est venu vivre en Aveyron après avoir rencontré sa compagne sur internet. Lorsque le parquet a été saisi de l’affaire, ils ont constaté que ce même individu a commis des faits de violence, au mois d’octobre, toujours à Decazeville. Ayant subi des insultes d’un homme qui aurait voulu séduire sa copine, ils en sont venus aux mains. La victime s’en est tirée avec un nez cassé et l’orbite gauche enfoncée. Et alors qu’il se trouvait KO au sol, le prévenu en a profité pour l’asperger de gaz lacrymogène.

Possédant 16 mentions dans son casier judiciaire, l’homme de 33 ans, d’origine ivoirienne n’a toujours pas renouvelé son titre de séjour et se retrouve en situation irrégulière.

« En Aveyron, on aime la tranquillité »

Le vice-procureur de la République Chérif Chabbi, a qualifié l’altercation « d’agression sauvage » avant de montrer les photos du visage de la victime à la cour. Et de souligner l’erreur d’un fonctionnaire de ne pas avoir saisi le parquet à la suite de ce conflit. Il s’est également adressé au prévenu lui expliquant « qu’ici, en Aveyron, on aime la tranquillité ». Il a requis 18 mois de prison ferme assorti d’un maintien en détention et l’interdiction de séjourner, durant cinq ans, en Aveyron.

Le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison ferme avec maintien en détention et interdiction de séjourner en Aveyron durant cinq ans.



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