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L'affaire a été jugée en comparution immédiate, ce lundi 11 février. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 11 février 2019

L’affaire aurait pu être dramatique. Dans la nuit de samedi à dimanche, rue Saint-Cyrice, à Rodez, un homme, âgé de 39 ans, s’est emparé d’un katana (sabre), au cours d’une soirée d’anniversaire et l’a abattu sur l’avant-bras d’un des fêtards. Ce dernier risque d’avoir des séquelles.

La soirée d’anniversaire aurait pu tourner au cauchemar… Alors que plusieurs personnes étaient rassemblées, dans la nuit de samedi à dimanche, dans un appartement de la rue Saint-Cyrice, les fonctionnaires de police ont été appelés, aux alentours de 23 h 25, pour intervenir à la suite d’une agression au katana.

30 jours d'ITT

Au cours de la soirée, deux hommes, qui ne se connaissaient pas, ont eu plusieurs altercations, jusqu’à en venir aux mains. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Alors qu’un des deux individus s’assied sur le canapé, l’autre s’empare d’un katana accroché au mur et assène un coup violent en direction de la tête de l’homme. Ce dernier se protège en levant son bras et le sabre s’abat juste en dessous du coude. La plaie est profonde et la victime saigne abondamment. Verdict : 30 jours d’incapacité totale de travail (ITT), des nerfs sectionnés, ainsi qu’un muscle et un doigt. Les secours, arrivés sur place, le transporte en urgence pour qu’il subisse une intervention chirurgicale.

Connu de la justice avec un casier judiciaire portant 17 mentions, le prévenu, à la barre, explique que l’homme en question « me faisait peur. C’est un psychopathe. » Avant de préciser à la cour qu’il ne pensait pas que le katana était autant aiguisé. « Je croyais que c’était pour la décoration. Je ne m’attendais pas à le blesser autant. » Sans emploi et sans domicile fixe, le prévenu indique à la cour qu’il souhaite « se soigner et avoir un suivi psychologique ». Adepte des drogues dures et de l’alcool, il explique « se sentir mal dans sa tête ».

« Il a voulu trancher la tête de la victime »

Le vice-procureur de la République, Chérif Chabbi a exprimé sa « peur » à la lecture du dossier. Tout en présentant le sabre, saisi, à la cour, il a indiqué avoir « beaucoup hésité sur la qualification des faits. J’ai voulu basculé dans une tentative d’homicide volontaire. »  Avant d’en venir aux faits : « Ce soir-là, il a voulu trancher la tête de la victime », affirme-t-il s’appuyant sur plusieurs témoignages. Mais aussi sur le discours qu’a tenu, le prévenu, lors de son interpellation durant laquelle il était encore alcoolisé. « J’aurais dû faire bien pire que ça, j’aurais dû lui couper la tête », lit le vice-procureur de la République. Et de qualifier de « déresponsabilisation », l’attitude du prévenu.

Devant la gravité des faits et le risque, pour la victime, d’avoir une infirmité, le procureur de la République a requis une peine de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt et une interdiction de séjourner dans le département de l’Aveyron, à hauteur de cinq années.

Finalement, le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt et a ordonné la confiscation des scellés.



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