photos/3021.jpg

Le directeur général des services du Parc naturel régional des Grands Causses a présenté les premiers éléments du « Plan Climat » devant une trentaine - Romain Luciani

Par Romain Luciani
Le 11 février 2019
1

Malgré les conditions météo difficiles, avec d’importantes chutes de neige tombées sur tout le département, une trentaine de personnes se sont réunies, mercredi 30 janvier, à 20 h 30, au Caveau de la salle des fêtes de Saint-Affrique. Au programme de la soirée, une présentation du Plan climat-air-énergie territorial (PCAET) par le directeur général du Parc naturel régional des Grands Causses Florent Tarrisse.

« C’est très important de bien s’entendre. Il faut se dire les choses, même si l’on n’est pas d’accord ». Au moment d’ouvrir la soirée sur le Plan climat-air-énergie territorial (PCAET), Alain Fauconnier, président de la communauté de communes du Saint-Affricain, Roquefort et Sept Vallons et président du Parc naturel régional des Grands Causses, semblait prêt pour des débats animés.

Mercredi 30 janvier, au soir, la réunion publique, qui a réuni une trentaine de participants, s’est déroulée dans le calme, suivant l’exposé de présentation du directeur général des services du Parc, Florent Tarrisse.

En Occitanie, 74 intercommunalités ont obligation d’élaborer un PCAET. Il s’agit d’un projet territorial de développement durable. Il définit des objectifs stratégiques et un plan d’actions, afin d’atténuer le changement climatique, le combattre efficacement et s’y adapter, de développer les énergies renouvelables, de maîtriser la consommation d’énergie (en cohérence avec les engagements internationaux de la France) et d’intégrer les enjeux de qualité de l’air.

Baisser la consommation énergétique de 24 %

En Sud-Aveyron, les intercommunalités ont décidé de confier l’élaboration de ce « Plan Climat » au Syndicat mixte du Parc des Grands Causses. « On va avoir six PCAET, commence Florent Tarrisse. Nous en avons constitué un à l’échelle du Parc mais qui est l’agrégation des plans de chaque communauté de communes. On a une stratégie globale qui a été définie, mais la mise en œuvre se décide avec des ajustements à l’échelle de chaque intercommunalité. »

Après avoir présenté les diagnostics réalisés par le Parc sur les vulnérabilités climatiques (notamment l’augmentation de la température moyenne d’1°C en 30 ans), le bilan négatif de la qualité de l’air et de la consommation d’énergie, le directeur général des services a exposé certains objectifs :

On veut réduire la consommation énergétique du territoire et la ramener autour de 1.000 GWh à l’horizon 2030, soit une baisse de 24 %.

L’un des autres objectifs affichés par le Parc est de devenir un territoire moins polluant : « Le pari, c’est de neutraliser l’impact carbone à l’horizon 2050. »

« On est moins vertueux qu’à la ville »

Toute une série d’actions et de réflexions va être mise en place. Comme la rénovation énergétique d’une centaine de logements par an, par la communauté de communes du Saint-Affricain, Roquefort et 7 Vallons, le passage à l’éclairage en Led à 100 % et l’extinction de l’éclairage public la nuit, l’installation de photovoltaïque sur 200 toits industriels ou 3.000 maisons ou encore l’optimisation des déplacements (bus, train, autopartage)…

« On a tendance à penser que quand on vit à la campagne, on consomme moins que celui qui habite à la ville, note Florent Tarrisse. Mais on est plutôt moins vertueux. Si on veut des habitants sur tout le territoire du Parc, il faut adapter les moyens de déplacement. »

Attaqué par une participante sur les grands projets d’énergie, comme le transformateur de St-Victor et l’installation d’éoliennes, Florent Tarrisse s’est défendu du bilan environnemental du Parc :

On va être, à la fin 2019, le seul territoire de France qui, à travers son schéma de cohérence territorial et ses plans locaux d’urbanisme, aura intégré des zones d’énergie renouvelables sur lesquels on autorise des projets. Nous avons défini un zonage très précis sur le territoire. En dehors de celui-là, les projets ne peuvent pas se faire. On ne peut pas nous accuser de ne pas traiter l’environnement.


Recevoir notre Newsletter
Commentaires

denis plancke

Le 11 février 2019 à 18h20
Bonjour Une initiative très personnelle (production d’énergie)vous rend très vulnérable par jalousie de voisinage et vous coûte énormément d'argent par procé truqué ('passion transformé en cauchemars)qui vous handicape

Signaler le commentaire ?


Ecrire un commentaire
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

//www.aveyrondigitalnews.fr/publicite/pub_15.gif
Météo
Petites annonces

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !