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L'affaire a été jugée au tribunal, ce lundi 4 février. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 04 février 2019

Un homme de 49 ans faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce lundi 4 février, pour des faits de violences conjugales, commis le 2 février, à Millau.

Un homme comparaissait devant le tribunal de Rodez, ce lundi 4 février, pour violences conjugales. Un dossier « malheureusement d’une grande banalité quand on voit le nombre de violences conjugales, trop fréquentes, dans notre société », précise le substitut du procureur de la République, Frédéric Coulomb.

Les insultes fusent

L’homme de 49 ans, domicilié à Millau, était parti chercher des sandwichs pour le repas du soir. Alors que sa compagne l’attend, il tarde à revenir. Lorsqu’il est enfin de retour, l’homme est alcoolisé. Une dispute éclate, les insultes fusent et l’homme porte un coup au niveau du visage de sa compagne. Cette dernière aura l’œil tuméfié et obtiendra un jour d’interruption totale de travail. Un geste que le prévenu « regrette du fond du cœur ». Par contre, il nie les coups de balais, au niveau du dos, dont sa compagne l’accuse.

Douze mentions pour des faits de violence

L’homme qui possède un casier judiciaire, bien fourni, avec 18 mentions (dont douze pour des faits de violence) explique au tribunal que « c’est la première fois » qu’il lève la main sur sa compagne en sept ans de relation. Il réfute l’idée qu’elle puisse avoir peur de lui. Pourtant, c’est bien ce que plaide Frédéric Coulomb : « Madame ne voulait pas porter plainte, elle ne répondait pas aux nombreux appels de l’officier de police judiciaire. Pourquoi ? Parce qu’elle a peur des représailles et c’est pour cela qu’elle n’est pas présente aujourd’hui, explique-t-il aux juges. Le dossier le montre bien lorsque monsieur (le prévenu) lui demande de dire qu’elle s’est faite agresser par un individu dans le hall de l’immeuble. »

Déjà condamné au mois de novembre, par le tribunal de grande instance de Bergerac, à quatre mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve et obligation de soins, le substitut du procureur a requis la révocation de cette mise à l’épreuve « qui ne sert à rien. Si l’obligation c’est de faire du yoga et d’aller à la pêche, c’est ubuesque ! Le prévenu continue à boire quotidiennement de l’alcool et est toujours violent.  » Il a également requis dix mois d’emprisonnement assorti d’un mandat de dépôt.

Si la défense, représentée par Me Gosset, a sollicité une peine de travail d’intérêt général, le tribunal a condamné l’homme de 49 ans à une peine de quatre mois de prison avec mandat de dépôt et la révocation de son sursis à hauteur de deux mois.



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