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L'affaire a été jugée au tribunal de Rodez, ce vendredi 25 janvier. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 25 janvier 2019

Un homme de 71 ans faisait l’objet d’une comparution immédiate, ce vendredi 25 janvier, au tribunal de Rodez. Il lui est reproché d’avoir agressé sexuellement une dame âgée de 67 ans, dans la commune de Rieupeyroux.

Un homme originaire de Rieupeyroux faisait l’objet d’une comparution immédiate pour agression sexuelle, ce vendredi 25 janvier. Le prévenu, âgé de 71 ans, s’en est pris à une dame de 67 ans, vulnérable de par son lourd handicap. Cette dernière, qui a du mal à s’exprimer, ne peut se déplacer qu’à l’aide de son déambulateur. L’homme, retraité, a déjà été condamné par le tribunal correctionnel, le 28 novembre 2018, pour des faits similaires sur une personne mineure, âgée à l’époque des faits de 13 ans et présentant un trouble mental.

« Manière de dire au revoir »

C’est ce lundi 21 janvier, que la victime a pu prévenir son frère et sa tutrice. Elle a alors rapporté que les faits étaient récurrents. Presque tous les jours depuis le mois de juillet. Elle explique aux gendarmes, par écrit, que le prévenu lui touche la poitrine, à plusieurs reprises. Et qu’elle ne veut plus qu’il vienne chez elle, « plus jamais ».

À la barre, l’homme, peu bavard, explique qu’il s’y rend tous les matins pour lui apporter le journal, lui faire un bout de jardin et reconnaît avoir pu porter la main à sa poitrine à quatre ou cinq reprises « manière de dire au revoir ». La compagne du prévenu a également remarqué que lors de ces six derniers mois, il se levait tôt, prenait sa douche, se parfumait avant de partir chez sa victime. Et d’avouer aux enquêteurs, qu’avant que leur couple ne soit formé, il l’avait embrassé de force et lui avait porté la main au sexe.

Condamné à douze mois de prison avec sursis le 28 novembre dernier, les deux rapports d’expertises psychiatriques désignent un homme parfaitement conscient que les faits qu’il a commis sont illégaux. Devant les juges, le retraité minimise… La partie civile parle d’une femme « qui avait honte, qui ne voulait pas en parler avant de trouver le courage de le faire, ce lundi », après que l’homme ait récidivé le jour-même.

Interdiction d'entrer en contact avec la victime et des mineurs

Du côté du ministère public, le procureur de la République évoque « un prédateur qui s’attaque aux plus faibles » et une victime qui « a très peur de lui ». Et de requérir une peine de six mois de prison ferme assortie d’un mandat de dépôt et la révocation du sursis à hauteur de douze mois. Ainsi qu’une injonction de soins, un suivi socio-judiciaire pendant deux ans, l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs et la victime et l’indemnisation de cette dernière.

Si la défense a plaidé en indiquant que le prévenu n’avait jamais été connu de la justice ces 70 dernières années, le parquet a suivi les réquisitions du procureur de la République. L’homme a été condamné à une peine de six mois de prison ferme avec mandat de dépôt et la révocation d’un sursis à hauteur de huit mois. Un suivi-socio judiciaire de trois ans et l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs et la victime. Enfin, il devra indemniser cette dernière à hauteur de 2 000 €. Il encourt une peine de deux ans de prison supplémentaires en cas de non-respect de ces peines.



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