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L’affaire a été jugée dans la salle d’audience Rodat, du tribunal de Rodez. - ©ADN12

Par Célian Guignard
Le 21 janvier 2019

Jeudi 17 janvier, deux chauffeurs polonais ont été contrôlés par la douane à hauteur de la sortie 41. La marchandise était cachée sous des sachets de salade. La valeur des stupéfiants est estimée à 414 000 € à l’achat et à 1,2 million d’euros à la revente.

Les services de la douane ont une nouvelle fois effectué une énorme saisi de drogue sur l’A 75. Jeudi 17 janvier, alors que les agents contrôlaient un poids lourd polonais, ils sont tombés sur 138 kg d’herbe de cannabis, répartis dans 122 pochons, en-dessous de sachets de salades, disposés sur différentes palettes. 

La valeur des stupéfiants est estimée à 414 000 € à l’achat, en Espagne, et à 1,2 million d’euros à la revente.

Lors de cette opération, après qu’un chien a marqué la remorque, la douane a été intriguée par deux éléments. Dans un premier temps, la cargaison de salade, destinée à être livrée en premier, était positionnée au fond. De plus, l’autre partie du chargement, qui contenait des clémentines, n’était pas séparée par une cloison amovible comme le prévoit la législation. 

« Présomption de culpabilité »

Lundi 21 janvier, les deux chauffeurs ont comparu devant le tribunal correctionnel de Rodez, dans le cadre d’une comparution immédiate. La présidente Émeline Gardes s’est étonnée que deux chauffeurs chevronnés n’« ait pas vérifié leur marchandise » et que des « narcotrafiquants » aient « donné 400 000 € de marchandises sans savoir qui la transportait et si elle allait arriver à bon port ».

Les avocates de la défense ont fait valoir que la vérification totale aurait été beaucoup trop chronophage et que les obligations du transporteur sont beaucoup plus réduites. Elles ont demandé la relaxe de leurs deux clients. 

Pour le représentant des douanes qui a pris la parole, en revanche, le code des douanes dispose que, dans ce type d’affaire, il existe « une présomption de culpabilité » pour éviter justement « que les chauffeurs ne se dédouanent ». Il a demandé « une amende solidaire de 414 000 € » ainsi que la saisie de « l’ensemble routier », « des produits stupéfiants » et « des fruits et légumes, déjà bien abîmés ».

Condamnés à trois ans de prison ferme

Fanny Molès, substitute du procureur, a demandé cinq de prison avec mandat de dépôt, ainsi qu’une interdiction du territoire français. 

Les juges ont finalement condamné les deux hommes à trois ans de prison ferme, à une amende douanière solidaire de 414 000 € ans, à la confiscation des biens et des scellés du camion et des marchandises, ainsi qu'à une interdiction de territoire français de cinq ans.



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