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Jacques Poujol et Patrice Monguillon vont être jugés, au TGI de Paris, dans le cadre de l’affaire de la « viande de cheval ». - ©ADN12

Par Benoît Garret
Le 17 janvier 2019

Six ans après la révélation du scandale de la « viande de cheval », l’affaire Spanghero sera jugée au Tribunal de grande instance de Paris à partir de lundi 21 janvier. Retour sur les derniers éléments de l’enquête avant l’ouverture de ce procès très attendu.

L’an passé, vendredi 2 mars 2018, deux ex-dirigeants de l’entreprise Spanghero à Castelnaudary (Aude) et deux négociants néerlandais avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour leur responsabilité dans l’escroquerie de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Ce qui avait provoqué un scandale alimentaire en Europe en 2013.

En effet, dans son ordonnance signée fin janvier 2018, le juge d’instruction Serge Tournaire ordonnait que soient jugés les quatre personnes citées plus haut pour « tromperies » et « escroquerie en bande organisée », comme l’avait requis le parquet de Paris à l’été 2016, après trois ans d’enquête.

Jacques Poujol avait interjeté appel de l’ordonnance du juge Tournaire signée fin janvier 2018. La cour d’appel de Paris devait valider ou non la tenue du procès. Il aura finalement bien lieu, dès lundi 21 janvier, au TGI de Paris.

Quatre prévenus

Les quatre prévenus, Jacques Poujol qui dirigeait de fait Spanghero, le directeur de site Patrice Monguillon, et les deux intermédiaires néerlandais Johannes Fasen et Hendricus Windmeijer sont soupçonnés d’avoir trompé la société de fabrication de plats préparés (des lasagnes notamment) Tavola, filiale du groupe Comigel, en lui vendant en 2012 et début 2013, plus de 500 tonnes de viande présentée comme du bœuf, alors qu’il s’agissait de cheval, notamment en modifiant l’étiquetage des produits.

Le scandale, parti du Royaume-Uni début 2013, s’était alors répandu dans toute l’Europe en mettant au jour l’opacité des circuits d’approvisionnement menés par les traders de la viande et faisant découvrir au grand public ce qu’est le minerai de viande.

Jacques Poujol et Patrice Monguillon à la barre

Localement, les deux protagonistes français de l’affaire sont bien connus. Jacques Poujol est domicilié à St-Affrique. Il était jusqu’à la fin 2018 propriétaire de la « SAS Abattoir du Saint-Affricain », société qui utilise l’abattoir local. Laquelle a été vendue en décembre à un nouveau repreneur. Patrice Monguillon a été directeur de l’abattoir de St-Affrique de septembre 2014 jusqu’en mars 2016, quand la structure était gérée par la Société d’économie mixte locale « Abattage et découpe ».



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