photos/2145.jpg

L'affaire a été jugée au tribunal correctionnel, ce mercredi 9 janvier. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 09 janvier 2019

Au tribunal de Rodez, ce mercredi 9 janvier, un jeune homme de 25 ans comparaissait à la barre après avoir eu un accident de voiture, en mars 2018, dans lequel son ami d’enfance a trouvé la mort. Ce jour-là, les deux occupants de la voiture étaient alcoolisés.

L’ambiance était pesante, ce mercredi 9 janvier, au tribunal de Rodez. Un jeune homme comparaissait devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire par conducteur de véhicule terrestre à moteur sous l’emprise d’un état alcoolique (1,53 gramme par litre de sang). Ce jour-là, le 10 mars 2018, un jeune homme de 21 ans, passager du véhicule, a perdu la vie.

Un trou noir

Dans la salle d’audience, les familles du prévenu et de la victime sont présentes. À la barre, le jeune homme, à la voix timide, craque à de nombreuses reprises lorsque le tribunal lui demande de revenir sur les faits. « Je ne me souviens pas, explique-t-il. Je ne me souviens pas avoir conduit, mais la logique voudrait que ce soit moi puisque c’était mon véhicule. » Un trou noir dû à l’accident ? Au choc émotionnel ? Au taux d’alcoolémie ? C’est à cette question qu’ont dû répondre les juges du tribunal correctionnel.

« Tous les jours j’y pense »

Car ce 10 mars 2018, après avoir participé à une fête agricole à Laguiole et consommé plusieurs verres d’alcool, le prévenu et la victime rentrent ensemble, dans le véhicule du premier, à Curières, à quelques kilomètres. Il est alors aux alentours de 19 h 40 lorsque le conducteur perd le contrôle de son véhicule, heurte une buse dans un fossé et termine sa course sur le toit. Le pilote s’en sort avec quelques égratignures. Mais le passager est grièvement blessé. Il est transporté à l’hôpital, inconscient, avant de décéder neuf jours plus tard entouré des siens. L’enquête indiquera que les deux individus ne portaient pas la ceinture de sécurité et que la victime était également alcoolisée (1,04 gramme par litre de sang).

« Tous les jours j’y pense, j’ai perdu un ami d’enfance. Je ne sais pas si j’arriverai à me remettre de cet accident. Je suis désolé », s’est excusé, dans des sanglots, le prévenu.

Le procureur de la République requiert un an de prison avec sursis ainsi qu’une annulation du permis de conduire. Il sera suivi par le tribunal qui prononcera une peine de dix-huit mois de prison avec sursis ainsi qu’une annulation du permis de conduire. Avant de renvoyer la responsabilité du préjudice moral sur intérêt civil.



Recevoir notre Newsletter
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !