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Jean-Paul Barriac, assis à la deuxième place, lors de l'assemblée générale du Stade Rodez Aveyron, mercredi 20 décembre. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 21 décembre 2018

Les dirigeants du Stade Rodez Aveyron ont tenu, mercredi 20 décembre, à la salle des fêtes de Rodez, l’assemblée générale à l’issue de laquelle les comptes ont été approuvés à l’unanimité. Présent, le commissaire aux comptes a annoncé avoir déclenché une procédure d’alerte en juin 2018.

Il y avait du monde, mercredi 20 décembre, à la salle des fêtes de Rodez pour assister à l’assemblée générale du Stade Rodez Aveyron. Une réunion où le président du club, Jean-Paul Barriac, a regretté l’absence d’élus. Après avoir abordé la partie sportive (détaillée plus bas), les dirigeants se sont penchés sur les finances du club et les projets à venir.

Un partenaire privé qui se fait attendre

Lors de son rapport, l’expert comptable a évoqué un budget à l’équilibre et stable avec un solde positif de 7 000 € en comptant le remboursement actuel d’une dette ancienne qui s’élève à 63 000 € par an. Un remboursement à prévoir encore pendant six ans. Le commissaire aux comptes, Bruno Montrozier a mentionné « une comptabilité transparente » avant de souligner le fait que le rapport prenne en compte « un produit à recevoir ». Une somme de 200 000 € attendue par un partenaire privé et qui tarde depuis plusieurs mois. Sans ce soutien financier, le club est dans le négatif à hauteur de 130 000 €. Ce qui a obligé le commissaire aux comptes à déclencher « une procédure d’alerte » au mois de juin 2018. « Une démarche logique », pour le président ruthénois. « Nous avons souhaité la transparence donc il faut aller jusqu’au bout. » Concernant ce partenaire privé, Jean-Paul Barriac précise avoir, à de nombreuses reprises, des contacts téléphoniques.

Si la difficulté est réelle, les dirigeants ne baissent pas les bras. « On essaie d’être vertueux. Je pense qu’on est sur la bonne voie. On essaie de se remettre sur les rails. Je ne sais pas si on va y arriver mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. On souhaite bâtir l’avenir », précise Jean-Paul Barriac. Avant de souligner qu’il a fallu « réduire la voilure et serrer les vis partout et pour tout le monde au sein du club ». Et de remercier « la plupart des catégories d’avoir joué le jeu. Tout le monde s’est pris par la main. »

Il y avait du monde, mercredi 20 décembre, à l'occasion de l'assemblée générale du Stade Rodez Aveyron.Il y avait du monde, mercredi 20 décembre, à l'occasion de l'assemblée générale du Stade Rodez Aveyron.

Pierre Soulages, amoureux de l'ovalie

Les difficultés financières n’empêchent pas les dirigeants de mettre en place des projets. Ainsi, le 24 mars, lors de la réception de Narbonne, en championnat, ils espèrent la venue de Pierre Soulages qu’ils ont rencontré, à plusieurs reprises et qui leur a confié son amour du rugby. Alors l’idée a émergé de célébrer sa 100e année à cette occasion. De plus, « il est passé par le club lorsqu’il avait 20 ans », précise le président. Pour Jean-Yves Tayac, membre du comité directeur, « il est important de marier le sport et la culture ». Dans ce cadre, ils souhaitent même consacrer toute la semaine, du 19 au 24 mars, à un événement culturel et sportif. Ainsi, la médiathèque mettrait à l’honneur tous les documents qu’elle possède autour de l’ovalie. La Maison du livre accueillerait des auteurs de livre qui parlent du ballon ovale, notamment Vincent Clerc. Ou encore le musée Fenaille qui exposerait des trophées sportifs.

Le deuxième projet évoqué et abordé consiste en la création d’une Société anonyme sportive professionnelle (SASP). « C’est peut-être le bon moment », indique le président. Avant de mettre en garde, « il ne faut pas se tromper ». Cela pourrait permettre d’attirer plus aisément des partenaires. « Il ne faut plus se voiler la face. Aujourd’hui, un club c’est une entreprise. Et si on fait du bricolage, c’est dangereux. »

La Fête du rugby, porte d’entrée des jeunes

Bertrand Rouanet, président de l’école de rugby, a souligné la bonne santé de la formation ruthénoise malgré un effectif en baisse qu’il attribue aux résultats de l’équipe nationale mais également à l’actualité sanitaire : « On ne parle plus de troisième mi-temps mais de commotion cérébrale », explique-t-il. Avant de se réjouir de la Fête du rugby, qui a lieu en septembre, et qui est une porte d’entrée pour les jeunes rugbymans : «  Dix ont signé au club via cette manifestation. » Avec 130 enfants au compteur, ils espèrent, dès la saison prochaine, atteindre les 150. « Tout le monde est le bienvenu, garçon ou fille. »



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