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Le club a plusieurs équipes, dont l'une qui évolue en Nationale 4. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 19 décembre 2018

Pratiquer le hockey en Aveyron ? Possible mais sur des rollers ! Un club existe depuis des années, à Rodez.

Le roller hockey ? Une dérive du hockey sur glace, sauf que ça se joue en salle, et avec des rollers. Un sport qui arrive des Etats-Unis, ou il y a eu dans les années 1980, un grand boom au niveau du roller. Aujourd’hui, en France, il y a une fédération pour ce sport, celle des rollers et du skate-board. Et à Rodez, il y a donc un club depuis maintenant de nombreuses années. Son président, Etienne Julien, explique comment ça se passe dans le département :

Aujourd’hui, il y a deux gros clubs en Aveyron, nous et Decazeville. Ici, cela va faire quinze ans qu’on existe. Ça a commencé sous les halls Charles à Rodez, pour ceux qui s’en rappellent. Il y avait des gens qui faisaient du roller. Et quelqu’un qui avait essayé le roller-hockey a amené des crosses pour faire découvrir ce sport. Et petit à petit, on a créé une première équipe, on s’est structuré au sein d’une association.

À cette époque, le club a deux sections, l’une pour le roller et l’une pour le roller hockey et évolue dans le championnat Ufolep, et intègre le gymnase du collège Saint-Jo à Rodez. Et au fil des années, le club a grandi et a multiplié les sections. Il a vu son nombre de licenciés augmenter rapidement. « On a commencé à évoluer en régional loisirs, puis on a eu de bons joueurs avec le temps, détaille Etienne Julien. On est parti en fédéral, en nationale 4. L’an dernier, on a eu la chance de monter en Nationale 3, ou là, on s’est mis à côtoyer les gros clubs, Toulouse, Tarbes, Montpellier… Et il y a quatre ans, nos jeunes sont allés en demi-finale du championnat de France.»

Un coach diplômé

Une belle expérience et une belle récompense pour le club, qui espère bien continuer. Pour cela, le club s’est structuré encore, en embauchant un coach, diplômé fédéral et diplômé d’État, qui assure tous les entraînements, des plus petits aux plus grands. Le président explique comment se passe un match :

Les matchs, selon les niveaux, durent deux fois vingt minutes ou deux fois  vingt-cinq minutes. On joue sur un terrain avec des balustrades. À Decaseville, ils ont un terrain avec les balustrades à demeure, fixé au sol. Nous, comme c’est un gymnase, ou il y a beaucoup d’activité, à chaque fois, on doit monter et démonter le terrain. Ça fait partie du jeu. Il y a trois heures de montage, deux heures de démontage.

Quatre joueurs et un gardien

Un sport peu connu et qui ressemble à son cousin sur la glace, mais avec quelques petites nuances. « C’est un sport plutôt viril. Une des grosses différences, c’est que l’on n’a pas le droit à la mise en échec, c'est-à-dire de se rentrer dedans, explique Etienne Julien. Si on le fait, on part en prison. Le terrain est plus petit. Comme ce n’est pas sur la glace, ça va un peu moins vite. Il y a un joueur de moins. Quatre joueurs de champ et un gardien et en moyenne huit remplaçants. Au niveau équipement, c’est quasi pareil, sauf qu’on n’a pas les grosses épaulières. »

Au club ruthénois, il y a des équipes à tous les niveaux, des minis-poussins aux séniors, pour le roller hockey. Mais il y a aussi une section roller, pour apprendre les bases. Pour ensuite proposer une randonnée urbaine, le vendredi soir, quand le temps le permet. Un club qui est même victime de son succès, comme le confirme Etienne Julien :

On a une centaine de licenciés. On pourrait en avoir plus, car on a de la demande. Mais les créneaux, les encadrants, les bénévoles font que l’on ne peut pas en avoir plus aujourd’hui.  On est obligé de limiter.


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