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« 70 % du parcours du Dakar sera composé de terrains sablonneux », souligne Loïc Minaudier, ici au Pérou, en janvier 2018. - DR

Par Benoît Garret
Le 12 décembre 2018

Dans un mois, à Lima au Pérou, Loïc Minaudier prendra le départ de son 4e Rallye Dakar consécutif, poursuivant « son rêve de gosse ». Fort d’un nouveau titre de champion d’Europe de rallye tout-terrain décroché en octobre et des expériences accumulées en navigation au fil de la saison, le pilote professionnel saint-affricain compte non seulement figurer à nouveau dans les arrivants du Dakar, mais encore dans le top 20 des motards.

La tension monte de jour en jour. Chaque matin au lever, il a « la même boule au ventre et la même excitation » que pour ses trois premières participations réussies au Rallye Dakar. Dans un mois, en Amérique du Sud, Loïc Minaudier prendra à 31 ans le départ de son 4e Dakar consécutif. Le 7 janvier 2019, le pilote saint-affricain fera partie des 150 motards qui s’élanceront de Lima, la capitale du Pérou. Après une boucle via Arequipa (au sud du pays), organisée en 10 étapes totalisant 5.000 km dont 3.000 km de spéciales avec secteurs chronométrés, seuls les meilleurs seront de retour à Lima le jeudi 17 janvier.

« A la différence des précédentes éditions, tout se fera dans un seul et même pays, le Pérou, mais avec beaucoup de sable », souligne Loïc Minaudier. « 70 % du parcours sera composé de terrains sablonneux, ce qui ne manquera pas de mettre à rude épreuve, tant le matériel que les organismes». Surtout, quand il précise que l’effort effectué pour franchir 1 km de dune est comparable à celui produit pour parcourir 3 km de piste…

« Tous les jours, il faudra effectuer le même enchaînement technique », poursuit le pilote. « Sans repères visuels, il faudra bien naviguer pour valider les points de passage satellite. »

Si pour l’édition 2019, aucune préparation spéciale n’est nécessaire pour s’accommoder de l’altitude, « un point de moins à gérer », il faut prendre en compte un nouveau paramètre, « le mal de dune qui est semblable au mal de mer ». « A priori, je n’y suis pas sensible », souffle le Saint-Affricain.

Rallier l’arrivée dans les 20 premiers motards

Au guidon de sa KTM 450 cm3 Rally Replica, Loïc Minaudier repart donc pour une 4e participation au Dakar, toujours avec le soutien de ses sponsors et de l’équipe « Nomade racing ».

Nous serons cinq pilotes du même team à courir avec un bon niveau général, ça peut aider sur un Dakar.

Côté expérience, le Saint-Affricain sait de quoi il parle alors qu’il a déjà réussi la performance de franchir trois fois la ligne d’arrivée du Dakar en trois participations consécutives : 33e au classement général en 2016 ; 31e en 2017 ; 27e en 2018 (2e de la catégorie Marathon et 3e meilleure performance française des motards !). Pour 2019, l’objectif premier est déjà de rallier l’arrivée et de terminer dans les 20 premiers motards. Pour y parvenir, il « augmentera un peu les risques sur les parcours, tout en faisant attention à la folie du Dakar ».

Le premier jour, c’est l’euphorie. Et là, à Lima, une région très peuplée, il y aura au moins un million de personnes pour nous encourager. Il faudra éviter une stupide erreur de confiance en soi parce que comme d’habitude, ça va partir sur les chapeaux de roue. On a l’impression d’être des super héros, mais il faut vite revenir sur terre et se mettre dans sa bulle. 

De la concentration donc, et aussi des techniques à appliquer : « Se mettre dans le bain “gentiment”, tout en prenant le bon wagon. Il faut être dans les cinquante premiers dès le début. Et ensuite, tout dépend aussi des difficultés qui auront été mises sur place par l’organisation. »

Privé de moto… jusqu’à janvier

Une fois les premiers jours passés « les plus durs » (le 6e jour, c’est repos !), une partie des concurrents sera déjà sur le carreau… car « seuls 50 à 60 % des pilotes parviennent à l’arrivée ».

Chaque journée commence entre 6 et 7 h du matin (4 h du matin pour les plus longues) pour 330 à plus de 800 km de parcours (dont plus de 300 km de spéciale) et s’achève si tout se passe bien – c’est-à-dire sans casse et sans erreur de navigation – vers 18 h au bivouac. « Où nous dormons sous tente, avec le bruit ambiant des moteurs et des réparations qui durent toute la nuit », souligne Loïc Minaudier. « Nous sommes plus de 3.000 à chaque bivouac. » Car en plus des motards, des assistants et des mécaniciens (4 pour le team Nomade racing), il y a aussi les concurrents en quad, auto, buggy et camion.

Des souvenirs qui vont bientôt redevenir réalité pour le pilote saint-affricain qui quittera la France le 2 janvier prochain. D’ici là, il poursuit sa préparation physique (avec un coach à distance) composée de sorties en vélo, de séances de natation et de gainage… puis une coupure totale de 15 jours avant le départ du Dakar, le lundi 7 janvier 2019.

« Et je ne fais plus de moto depuis plusieurs jours jusqu’au mois de janvier, pour avoir encore plus envie de rouler », souligne Loïc Minaudier, rencontré jeudi 29 novembre à St-Affrique. Nul doute que l’envie sera là pour briller une fois de plus pour cette 4e participation au Dakar. Le pilote local portera le numéro 37.


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