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Une partie des représentants FO, mercredi 28 novembre. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 01 décembre 2018

Les élections professionnelles dans la fonction publique hospitalière ont débuté jeudi 29 novembre avec le vote électronique. Les résultats seront connus jeudi 6 décembre. Les secrétaires du syndicat Force ouvrière (FO) se sont réunis pour exprimer leurs revendications.

Les secrétaires du syndicat Force ouvrière des différents centres hospitaliers se sont réunis, dans le local du syndicat, avenue Tarayre, à Rodez, mercredi 28 novembre. Christine Robert, secrétaire départementale Force ouvrière au niveau de la santé publique et privée et les représentants des établissements au niveau départemental (Espalion, Rodez, Villefranche-de-Rouergue et Salles-la-Source) ont présenté leurs revendications.

Le plan santé 2022 pointé du doigt

Étant le seul syndicat à présenter des candidats sur l’intégralité des listes départementales, FO « souhaite représenter tous les personnels, titulaires comme contractuels », précise Christine Robert. Elle souligne « l’extrême tension budgétaire » de cette fin d’année. « On ne compte plus le nombre d’établissements confrontés à des contrats de retour à l’équilibre, à des feuilles de route imposées par les ARS qui se traduisent par des mesures d’économies qui impactent, dans tout le département, le fonctionnement du service public. »

Face à ces difficultés, « c’est le personnel qui sert de variable d’ajustement avec des suppressions de postes, des fermetures de lits, un risque de fermeture de certaines disciplines, des appels à des contractuels sous payés ou encore la diminution des délais d’hospitalisation ».

La secrétaire départementale pointe notamment du doigt le plan santé 2022, présenté par le président de la République, au mois de septembre. « Il prévoit 1,5 milliards d’économies sur la partie personnel, et va imputer 30 000 suppressions de poste au niveau national. »

« Le sentiment de ne pas faire le travail complet »

« Notre première revendication est de défendre le service public et la carrière des agents. Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles pour les salariés. On a parfois le sentiment de ne pas faire le travail complet par manque d’effectif et de temps », s’indigne Édith Carles, membre Force Ouvrière au centre hospitalier de Rodez. « Cela devient des entreprises avec des objectifs de rentabilité alors qu’on doit être dans l’humain », précise, quant à lui, Serge Chabrier du CHU d’Espalion.

Autre inquiétude pour Force Ouvrière, c’est la création d’une nouvelle commission spéciale qui concerne les contractuels. Leur arrivée dans la fonction publique signifie la légalisation de ces statuts. « Cela va tuer un peu plus le service public. Il y aura des inégalités de salaires, une différence au niveau des statuts, ils n’auront pas droit à certaines primes… »

Parcours professionnel carrière rémunération

Le dernier point concerne le Parcours professionnel carrière rémunération (PPCR), qui impacte les rémunérations des fonctionnaires. FO n’a pas signé ce protocole mis en place par le gouvernement.  « Le point d’indice est gelé, il n’y a plus de bonification par rapport aux avancements d’échelons. Cela  rallonge le déroulement de carrière d’un agent. Et en moyenne, il perdra 15 000 € sur sa carrière avec ce protocole », dénoncent les membres Force Ouvrière.

Pour le secrétaire général de FO, Emmanuel Dumas, « on vit un changement de société où tout aura un prix. On arrive à toucher à la sécurité sociale. Et FO ne l’accepte pas ».

L’urologie maintenue à Villefranche-de-Rouergue ?

Le maire de Villefranche-de-Rouergue, Serge Roques, se serait rendu à l’ARS, mardi 27 septembre, et aurait confirmé le service urologique  alors que ce dernier était menacé de fermer.



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