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Les commerçants demandent à ce que les accès aux zones commerciales "ne soient plus bloqués". - DR

Par Célian Guignard
Le 30 novembre 2018

Dans un communiqué, un collectif d'entrepreneurs ruthénois tire la sonnette d'alarme. Certains craignent même pour la pérennité de leurs sociétés.

À travers un communiqué, envoyé ce vendredi 30 novembre, à vingt-quatre heures d'une nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes, un collectif de commerçants d'Onet-le-Château, de Rodez et de Sébazac tire la sonnette d'alarme. Les chefs d'entreprise craignent pour le futur de leurs sociétés et des salariés qu'ils emploient. Voici leurs précupations et leurs revendications.

Ça suffit

« Depuis le départ du mouvement dit des gilets jaunes, en date du 17 novembre, l’activité économique locale a été violemment touchée. Des pertes de chiffre d’affaires très importantes en cette période de fin d’année théoriquement propice aux affaires. Conséquences immédiates sur l’équilibre d’une entreprise avec parfois un risque de survie de la société (risque de liquidation) voire un plan de licenciement (salariés au chômage) pour d’autres.

À l’inverse, force est de constater que les malheurs des uns font le bonheur des autres puisque les ventes sur internet ont augmenté de 30% sur cette même période. Ces achats « e-commerce » déstabilisent d’autant plus les commerces locaux qui eux ont été fortement touchés par les actions mis en place.

Aussi, depuis lundi 26 novembre, plusieurs chefs d’entreprise se sont regroupés afin de créer le Collectif Onet–Sébazac-Rodez représentants les sociétés basées sur la Gineste, les zones des Moutiers, Saint-Marc, la Penchoterie, Prade de Boscus, l’Estréniol, et  le Comtal. L’objectif de ce collectif est simple : défendre leurs sociétés, sauver les emplois de leurs salariés, préserver l’économie Locale !

Aussi, ce groupement a pris conseil auprès d’un avocat afin de défendre leurs droits auprès des institutions. Ils ont présenté leurs craintes au maire d’Onet-le-Château, à la maire de Sébazac, au président de la Chambre de commerce et de l’industrie ainsi qu’auprès de la préfecture.

Suite aux différents entretiens, l’ensemble des personnes concertées a convenu de l’intérêt majeur de trouver des solutions adaptées à la situation afin de préserver les entreprises locales. Les enjeux économiques et sociaux étant très importants. La pression a donc été portée sur les institutions pour le bien être de l’ensemble des citoyens.

Rumeur a couru sur la toile que les commerçants n’étaient pas concernés et [n'étaient pas] solidaires du mouvement gilets jaunes alors le collectif répond : "Nous sommes tous des gilets jaunes et nous soutenons le fond du mouvement à 100% mais nous ne pouvons supporter la forme qui détruit nos commerces et des emplois."

Ce mouvement des gilets jaunes doit souder les gens et ne pas les diviser. La cible ne doit pas être les commerçants, artisans , PME . La notion de respect doit être instaurée afin que manifestants dans la rue cohabitent avec les gens obligés d’aller travailler en tant qu’indépendant ou en tant que salarié.

C’est pourquoi, afin d’assurer la survie de nos entreprises, des emplois, donc de l’économie et [de] la vie locale, il est absolument nécessaire que les accès aux zones commerciales ne soient plus bloqués. » 



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